GTC (1947-2009)

GTC était la dernière société qui subsistait des mythiques studios de Joinville. Elle a disparu le 04 novembre 2009.

C’est là qu’ont été développé beaucoup de grands films français dès les années 40.

Pour Carné, on pense aux films La Marie du port, L’Air de Paris et Juliette ou la Clé des songes .

Voici un extrait d’un article du Parisien daté du 04.11.2009 (archivé ici).

Joinville-le-Pont
La cité du cinéma amputée de son fleuron
La légendaire cité du cinéma de Joinville perd sa locomotive. Le laboratoire GTC, où travaillaient hier encore 86 salariés, cesse son activité aujourd’hui.

Anne-Laure Abraham | 04.11.2009, 07h00

C’est une page de l’histoire du cinéma qui se tourne.
[…]
« C’est tout un savoir-faire qui va disparaître, se désole Jean-Michel, 56 ans, trente-six ans de maison. Quand je suis entré ici en 1973, on était 340. On travaillait 24 heures sur 24. J’ai tout appris sur le tas. Ce sont les anciens qui nous formaient et nous, on a fait de même avec la jeune génération. L’ambiance était très familiale. Ça fait du mal de se dire que ça s’arrête. » Jocelyne, 50 ans, ne réalise toujours pas : « Je pensais qu’il allait y avoir un repreneur. Je ne sais vraiment pas ce que je vais faire. » Une réunion avec Pôle emploi doit se dérouler à ce sujet ce matin. Mais Jocelyne n’y croit plus : « J’ai quitté l’école à 18 ans, je ne connais que ce métier… » Jean-Pierre, 52 ans, pense se tourner vers la restauration, mais l’émotion le gagne lorsqu’il évoque tout ce qui a fait sa vie pendant trente et un ans : « Ça m’a beaucoup apporté… »

[…]

Les citations suivantes proviennent du site de GTC (www.gtc.fr) qui a disparu en Octobre 2009.

Heureusement, nous avions archivés ce qui s’y trouvait car GTC fait partie de notre patrimoine culturel.

HISTORIQUE du site de Joinville

En 1895, après avoir visionné le premier film cinématographique des frères Lumières, Charles Pathé fond avec ses frêres la « Société Pathé Frères » et prend pour emblème un coq pour sa fabrication de phonographe.

En 1897, la société pathé Frères devient la Compagnie générale de Cinématographe, de phonographes et de pellicules. jusqu’en 1901, il produira près de 300 films et s’installe dans une nouvelle et grande usine à Vincennes en 1906.

Le support des films de cette époque était en celluloïd, films nitro à base de coton-poudre, hautement inflammable. Quelques années auparavant, un terrible incendie du à l’embrasement de films en celluloïd fit 135 morts, dont la soeur de l’Impératrice d’Autriche Sissi, ainsi que 250 brulés.
Durant toute sa vie, Charles Pathé eut peur des incendie et veillat à la sécurité de ses ateliers, et tenta de limiter les stocks de celluloïd de ses usines. De ce fait, il eu l’idée de diversifier ses lieux de production, et trouva un terrain libre à Joinville-le-Pont.

La construction de l’usine commence le 4 août 1905 et se terminera au printemps 1906. Cette usine est doté d’une cheminée de 30 m de hauteur et employa jusqu’à 1200 ouvrier en 1908.

L’usine de Joinville est constitué de 25 bâtiments occupant 8.000 m2 sur une surperficie totale de 30.000 m2. Ceux-ci comprennent des ateliers de développement, de tirage, de montage, de titrage, des salles de projection, des ateliers de constructions mécaniques, des bureaux d’étude ainsi que des ateliers pour la construction de prototypes d’appareils pour l’exploitation et du matériel de tirage, pour le montage et la vérification des pièces fabriquées à l’extérieur.

Jusqu’au début de la guerre de 1939, l’usine produisait annuellement 15 millions de mètres de films 35 mm et 10 millions de mètres en format B réduit, en plus des travaux pour les amateurs.

HISTORIQUE de GTC

Créée par la fusion des activités laboratoires des sociétés GAUMONT et PATHE en 1946-1947, le capital est détenu par ces deux société à plus de 85%.

Au fil des années, concentration des activités sur la seule usine de Joinville (-ex PATHE) : création sur le lieu en 1903 par M. PATHE d’une usine de fabrication de traitement de films cinématographiques. C’est en fait le berceau du cinéma français, pour ne pas dire mondial.

1958 : Création d’une filiale commune avec le groupe L.T.C. pour les activités formats réduits, filiale actuellement implantée à Joinville sur le même ensemble industriel G.T.C.

1970 : Implantation à Joinville – toujours sur le même ensemble – d’une activité de laboratoire photographique : société ROMAPHOT.

1979 : A la demande à la fois du principal actionnaire de C.M.T. – laboratoire cinématographique implanté à Gennevilliers – et de la société PATHE, et en accord avec la centre nationale de la Cinématographie, jonction de la C.M.T. et de G.T.C.

1980 : Concentration de l’activité industrielle sur l’usine de Joinville et fermeture de l’usine de Gennevilliers.

Depuis la fin de l’année 2005, GTC amorce une nouvelle phase dans son histoire après son entrée dans le périmètre d’Eclair Group.
Eclair Group et GTC vont former un ensemble à la pointe des technologies modernes de l’image et du son.

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3 Comments

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  1. 1
    pla falmouth virginie

    je suis profondement triste d’apprendre la fin de GTC, j’ai peu de souvenirs de ce site magnifique mais mon père et ma grand-mère faisait parti de cette grande famille ( falmouth marc et falmouth josiane )

  2. 2
    Thomas

    mon père Paul Thomas a été directeur de GTC jusqu’en 1952 date à laquelle il est décédé et je n’avais que 8 ans

  3. 3
    philippe

    Merci Thomas pour votre renseignement. Il a donc connu toute la grande époque de GTC. Pourriez-vous nous dire à quel date il est rentré à GTC ?

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