la Filmographie de Pierre Prévert (photographies)

 

Filmographie de Pierre Prévert (1906-1988)

Cliquez ici pour voir quelques photographies de Pierre Prévert

1906 : Naissance à Neuilly-sur-Seine de Pierre Prévert, Jacques a alors 6 ans.
1924-1928 : Pierre Prévert est publiciste, vendeur d’affiches et de photographies, puis archiviste, opérateur-projectionniste aux films « Erka-Prodisco ». A la même époque, Pierre Prévert écrit un scénario que Marcel Duhamel (qui dirigera plus tard la collection « Série noire » chez Gallimard) essaie en vain de placer dans les studios berlinois (Marcel Duhamel emporte à Berlin, outre le scénario de P.Prévert, d’autres sujets de films signés Desnos, Aragon, Queneau, Max Morise; aucun des sujets n’est retenu par les producteurs de Berlin).
1928 : Pierre Prévert réalise son premier film : Souvenirs de Paris (ou Paris-Express)
Réalisation : Pierre Prévert et Marcel Duhamel. Scénario original : Pierre Prévert. Découpage : Jacques et Pierre Prévert. Images : J. Grignon, Man Ray, Jacques-André Boiffard.
(Les images de ce film seront utilisées dans Paris la Belle).
1929 : Pierre Prévert est assistant-réalisateur de Cavalcanti pour Le petit chaperon rouge (Dans ce film, il y a un autre assistant-réalisateur : André Cerf. Pierre Prévert y joue plusieurs petits rôles, entre autres ceux de la petite vieille, du parrain et de la fille au crâne rasé. André Cerf, Catherine Hessling, Jean Renoir et Guérin-Castelain y tiennent également des rôles).
1930 : Dans le film d’André Cerf, La joie d’une heure, Pierre Prévert campe le personnage du jeune premier ridicule (Sylvia Bataille et Pomiès sont, entre autres, les interprètes du film). Dans L’âge d’or de Bunuel, il tient le rôle de Peman puis il crée une silhouette de « soldat minable » dans Les amours de minuit d’Augusto Genina. Il collabore avec Jacques au scénario de « L’honorable Léonard ».
1930 : Emile-Emile ou Le trèfle à quatre feuilles Réalisation : Pierre Batcheff. Assistant : Pierre Prévert. Scénario : Jacques et Pierre Prévert. Adaptation et découpage : Pierre Batcheff, J.-B. Brunius, Jacques et Pierre Prévert. Dialogue : Jacques Prévert. Musique : demandée à Igor Markevitch. Travail interrompu par le suicide de Pierre Batcheff.
Une séquence sera reprise dans Les Enfants du paradis : la pantomime où Baptiste veut se pendre avec une corde à sauter d’enfant.
1931 : Une Petite Rue Tranquille. Scénario et Dialogue : Jacques Prévert. Réalisation : Pierre Prévert. Ce court métrage fut proposé aux producteurs du film Baleydier. Il devait être tourné dans le décor d’une rue la nuit, par Pierre Prévert. Les studios Braunberger-Richebé refusèrent. Ce projet néanmoins devait, plus tard, donner l’idée à Charles David de reprendre l’expérience avec L’Affaire est dans le sac.
1931 : Pierre Prévert interprète le personnage du commis-épicier dans La pomme de terre d’Yves Allégret.
1931-1932 : Pierre Prévert tient divers petits rôles dans une série de films publicitaires réalisés par Paul Grimault et Jean Aurenche (Il compose notamment un savoureux Louis XI dans un film vantant les mérites d’une grande maison de meubles). Pierre Prévert est assistant-monteur de Jean Mamy et de Denise Batcheff aux studios Braunberger-Richebé puis, en compagnie de Pierre Schwab, assistant-réalisateur de Jean Renoir pour La chienne; de Marc Allégret pour La petite chocolatière et pour Fanny (dans ce film il tient quelques rôles, tels ceux du témoin barbu et du voyageur irrascible dans un tramway). Pierre Prévert est encore assistant-réalisateur de Jean Mamy pour Baleydier. Dans ce film dont Michel Simon est la vedette, Pierre Prévert joue le rôle de l’assistant-metteur en scène. A la même époque, il écrit un scénario pour Marc Allégret « Simone de Belleville ». Le projet de film n’aboutit pas malgré l’intérêt que lui porteront Henri Decoin, André Cayatte et Marc Allégret.
1931 : Le Petit Prodige. L’année précédente, Pierre Prévert avait écrit deux scénarios. L’un Simone de Belleville (pour Simone Simon), l’autre Le Petit Prodige. En 1931, devant les difficultés, Pierre Prévert renonce à ce court métrage. Mais l’histoire de ce petit prodige, dont les parents ne reconnaissent pas les dons formera justement le thème essentiel du sketch de Souvenirs perdus : « Le violon » avec Yves Montand, Henri Crolla, Bernard Blier, Christian Simon, Gilberte Géniat…

1932 : L’affaire est dans le sac. Durée : 55 minutes. Producteur Pathé-Natan.
Réalisateur : Pierre Prévert. Directeur de production : Charles David.
Scénario original : Akos Rathony. Adaptation et dialogues : Jacques Prévert. Images : A. Gibory et Eli Lotar assistés de Pierre Lebon et de Henri Champion. Musique : Maurice Jaubert. Son : Louis Bogé. Décors : Jacques Colombier et Aguettant (Le film est tourné dans les décors des films Sapho de Léonce Perret et La merveilleuse journée d’Yves Mirande). Montage : Louis Chavance.
Interprètes : Lora Hays (Gloria), Ghyslaine May (La nurse), Jean-Paul Dreyfus (Jean-Paul Dutilleul), Gildès (Hollister), Etienne Decroux (Benjamin Déboisé), Lucien Raimbourg (Le client au chapeau de curé), Marcel Duhamel (Le capitaine de dragon et le client pressé), Lou Bonin Tchimoukow (L’agent de police), Daniel Gilbert (Le client au chapeau de papier), Pierre Darfeuil (Le monsieur ignoble), Jacques-Bernard Brunius (Le monsieur au bérêt français), Guy Decomble (Le pasteur), Philippe Richard (Le domestique), Jean Deninx (Un prétendant), Pierre Desouches (Un manoeuvre distingué), Jacques Prévert (Le flûtiste), Julien Carette (Clovis).
Les décors de L’affaire est dans le sac sont « retouchés » par Reichenko, un peintre au pistolet, d’origine russe, qui travaille au « litre de rouge » et qui, selon l’importance de l’ouvrage, peut demander de 15 à 20 litres par nuit de travail…
Résumé : « Un chapelier, son vendeur et un jeune homme veulent kidnapper, dans un sac, le fils d’un milliardaire américain, le roi du Buvard. Mais c’est celui-ci qu’ils enlèvent. Le jeune garçon épouse l’héritière, autre enfant du miliardair qui prend le vendeur pour bouffon cependant que le chapelier disparait avec la rançon… » D’après Georges Sadoul.

1933 : Monsieur Cordon. Réalisateur : Pierre Prévert. Scénario : Jean Aurenche. Images : Michel Kelber.
Interprètes : Jean Danot (Monsieur Cordon), Fournier (La concierge), Jean Aurenche (Un locataire), André Cerf (Un autre locataire), Jean Lévy (Un passant), Dora Maar (La dame du taxi).
Pierre Prévert campe une silhouette dans L’Atalante de Jean Vigo (Le voyageur pressé au guichet de la Gare d’Austerlitz).
1934 : Pierre Prévert est assistant-réalisateur de Richard Pottier pour Un oiseau rare (Interprètes : Max Dearly, Pierre Brasseur, Jean Tissier, de Marc Allégret pour L’hôtel du libre-échange (Interprètes : Fernandel, Saturnin Fabre).
1935 : Le commissaire est bon enfant. Distributeur : Warner Bros. Producteur : Oberon Films.
Réalisateurs : Jacques Bécker et Pierre Prévert assistés de Jacques-Laurent Bost.
Adaptation : Jacques Becker, Pierre Prévert et Jean Castagnier d’après la pièce de Georges Courteline et Jules Levy. Images : Michel Kelber. Décors : Jean Castagnier.
Interprètes : Ginette Leclerc (Le flirt), Monthyl (Madame Floche), Pierre Palau (Le commissaire), Etienne Decroux (Floche), Marcel Duhamel (Monsieur Bléloc), Louis Saigner (Monsieur Punez), Lucien Raimbourg (Garreau), Antânon (L’ivrogne), Daniel Gilbert (Le témoin), Lou Bonin (Le passant), Fabien Loris (Un agent), Jacques Becker (Un saint-cyrien), Pierre Prévert (Un autre saint­cyrien).
1936-1937 : Pierre Prévert est assistant-réalisateur de René Sti pour Moutonnet (Interprètes : Noël-Noèl et Michel Simon); de Richard Pottier pour Le disque 413 (int. Jules Berry, Suzy Prim), 27, Rue de la Paix (int. Renée Saint-Cyr, Gabriel Signoret), Fanfare d’amour (int. Fernand Gravey, Carette), Lumières de Paris (int. Tino Rossi); de Marcel Carné pour Drôle de drame (int. Michel Simon, Louis Jouvet, Françoise Rosay, Jean-Louis Barrault, etc…) ; de Robert Siodmak pour Capitaine Mollenard (int. Harry Baur, Albert Préjean).
1937 : Un Ménage Modèle. Réalisateur : Pierre Prévert. Scénario et Dialogues : Jacques Prévert. Court métrage non réalisé. Résumé : De chez elle Madame peut surveiller Monsieur qui pêche à la ligne. Mais Monsieur a mis un mannequin à sa place sans se douter que sa femme a fait la même chose à sa fenêtre. Survient une bourrasque qui fait tomber les deux « corps ». Faux revenants les époux trompés se font mutuellement justice…
1938-1939 : Avec Lou Bonin, Pierre Prévert est assistant-réalisateur de Maurice Gleize pour Le récif de Corail (int. Jean Gabin et Michèle Morgan).
Pierre Prévert collabore avec Henri Jeanson au découpage tech­nique de Lady Paname (Jeanson réalisera ce film en 1949) et travaille au scénario de « Ecole communale » (projet de Marcel Carné avec Arletty comme interprète).
1940-1941 : Au cours d’une tournée théâtrale en zone libre et en Afrique du Nord, en compagnie de Pierre Brasseur, Odette Joyeux, Marcel Duhamel, Maurice Baquet, Pierre Prévert interprète le rôle de Crémone dans « Domino », pièce de Marcel Achard. Avec la même troupe, Pierre Prévert part en tournée; il interprète le rôle du père dans la pièce d’Alfred Savoir : « La huitième femme de Barbe-Bleue ».
1942 : Dans Les deux timides de Marc et Yves Allégret, Pierre Prévert tient le rôle du témoin pendant le duel, dans Le soleil a toujours raison de Pierre Billon, il interprète le personnage du « fada ». Pierre Prévert est aussi assistant­realisateur de Marc Allégret pour Félicie Nanteuil (int. Micheline Presle et Claude Dauphin; dans ce film P.Prévert campe la silhouette de l’appariteur).

1943 : Adieu Léonard. Durée : 90 minutes. Distributeur : Pathé. Directeur de production : Jean Gérhet.
Réalisateur : Pierre Prévert assisté de Lou Bonin, Michel Rittner, Robert Scipion et Jacques-Laurent Bost. Scénario et dialogues : Jacques et Pierre Prévert d’après une idée de Jacques Prévert.
Images : André Thomas et Jean Lalier. Musique : Joseph Kosma (signée par Georges Mouqué). Chansons : « Chanson des petits métiers » de Jacques Prévert et Kosma-Mouqué, « Quand un facteur s’envole » et « Je n’y suis pour personne » de Charles Trenet (Dans certains montages, ces deux chansons ont été supprimées). Son : Maurice Carrouet. Décors : Max Douy. Montage : Charles Bretoneiche.
Interprètes : Carette (Monsieur Léonard), Pierre Brasseur (Bonenfant), Charles Trenet (Ludovic), Jean Meyer (Tancrède), Jacqueline Bouvier (Paulette), Denise Grey (Madame Léonard), Madeleine Suffel (La petite amie de Bonenfant), Decroux (Prasmoquier), Marcel Pérès (Le patron), Delmont (Le vagabond), Yves Deniaud (Le valet), Bourbon (Maître Failtrain), Yvernès (Le docteur), Gaby Wagner (La voleuse du train), Barrault (Le guitariste), Simone Signoret (La bohémienne), Paul Frankeur (Le cordonnier), Guy Decomble (Le rémouleur), Mouloudji (Le ramoneur), Vitta (Un autre ramoneur), Jacques Dufilho (Le tondeur de chien), Jean Dasté (Le réparateur de porcelaine), Albert Rémy (Le marchand d’oiseaux), Raymond Bussières (Le peintre), Jeannette Barney, Maurice Baquet, Ledoux, D’Arnoux, les petits Alban et Rémy dans les rôles des jumeaux, fils de Léonard.
Résumé : « un doux farfelu, ayant hérité, recueille des gens de petits métiers : repasseurs de couteaux, marchands d’oiseaux, etc… et les méchants ne prévaudront point contre ce ciel de notre terre. »
D’après Jean Queval.

1946 : Le Voyage-Surprise. Production : G.G.C.F. Synops. Pathé.
Réalisateur : Pierre Prévert assisté de Lou Bonin. Adaptation : Claude Accursi, Pierre et Jacques Prévert d’après l’opérette « Paris-Paris » de Diamant-Berger, Mireille et Jean Nohain. Dialogues : Jacques Prévert. Images : Jean Bourgoin. Musique : Joseph Kosma. Chanson : « Hymne des conspirateurs » de J. Prévert et J. Kosma. Décors : Alexandre Trauner assisé d’A. Capelier.
Interprètes : Martine Carol (Isabelle Grosbois), Sinoël (Le père Piuf), Maurice Baquet (Teddy), Jacques-Henri Duval (Grimm), Annette Poivre (Marinette), Thérèse Dorny (Mademoiselle Roberta), Piéral (La Grande-Duchesse de Strombolie), Etienne Decroux (Mikhaïl), Fernand René (Le curé), Christian Simon (L’enfant), Max Revol (Renardot), Lucien Raimbourg (Duroc), Roger Caccia (Barbizon), Pierre Prévert (Le directeur du théâtre), Marcel Pérès (Le patron du « Bosphore »), Orbal (Le commandant Wagon), Niko Dakis (Boris), Jeanne Dussol (Madame Duroc), Dominique Brevent (Une jeune fille), Robert Lombart (Le jeune marié), Thérèse Aspar (Une jeune fille), Cécilia Paroldi (La jeune mariée), Lucien Carol (Le patron du « Paon ».)
Résumé : « Un conspirateur strombolien conspire contre le régime de la Strombolie et un grand-papa garagiste invente le voyage-surprise … et pour mettre fin à l’insolent monopole d’une compagnie d’autocars. »

1947 : Hécatombe ou L’épée de Damoclès. Scénario : Jacques Prévert (Ce projet n’a pas de suite).
Thème essentiel : la dictature, l’idée du scénario étant venu à Jacques Prévert devant les événements de la guerre.Tout était prêt aussi…
Réalisateur : Pierre Prévert assisté de Jacques Prévert. Scénario et Dialogue : Jacques Prévert. Musique : Kosma. Décors : Alexandre Trauner.
Interprètes : Pierre Brasseur, Anouk Aimée, Roger Blin, J. B. Brunius, Raymond Bussières, Carette, Roger Pigaut, Serge Reggiani. Un accident de Jacques Prévert fit retarder le projet; puis celui-ci fut annulé. Orson Welles songea un moment (1950) à en demander à Jacques Prévert une adaptation théâtrale, qu’il aurait interprétée à Paris au Théâtre Edouard-VII.
1948-1949 : Pierre Prévert dirige une émission du « Club d’Essai » de la Radio Française (Direction Jean Tardieu) : Bonne nuit, Capitaine. Texte : Jacques Prévert. Musique : Joseph Kosma. Mise en onde : François Billetdoux. Avec : Yves Deniaud (Le Capitaine), Yves Robert (Grégoire), Roger Blin (Pascal Blanche), Henri Crémieux (Guépien), Les 4 Barbus (Les membres de l’équipage), Jeanne Marken (Armandine), Jeannette Pico (Lucienne), Etienne Decroux (Le voyageur mystérieux), Gaston Orbal (Gabriel), Annette Poivre, Martine Carol, Caccia, Max Revol, Nico Papatakis, Pieral.
1948 : Pierre Prévert collabore avec Paul Grimault au découpage technique du film d’animation La bergère et le ramoneur. Plus tard il dirige la synchronisation de ce film. Voix de Pierre Brasseur (L’oiseau), Serge Reggiani (Le ramoneur), Anouk Aimée (La bergère), Fernand Ledoux (Le roi), Roger Blin, Etienne Decroux, Félix Oudart, Yves Deniaud, Maurice Schultz, Marcel Pérès.
1950 : Pierre Prévert est l’auteur du sketch (non signé) du film Souvenirs perdus de Christian-Jaque : « Le violon » (ex « Le petit prodige », écrit vers 1937).
1951-1956 : Pierre Prévert assure la direction artistique du « théâtre de nuit » : « La Fontaine des 4 saisons ». En 1955, il collabore avec Paul Grimault au sketch Enrico cuisinier. Images : André Bac. Interprète : Henri Crolla.
1957-1958 : Pierre Prévert est conseiller artistique de Roger Pigaut pour le film Le Cerf-volant du bout du monde.
1958 : Paris mange son pain. Durée : 20 minutes. Producteur : Garance film. Réalisateur : Pierre Prévert. Texte : Jacques Prévert (dit par Germaine Montéro), Images : Billy Villerbue. Musique : Henri Crolla. Montage : Sebastian Pigaut. Avec la participation de Marcel Duhamel, Serge Lafaye, Alexandre Trauner, Antoine Tudal, Paul Grimault et Louis Daquin.

1959 : Paris La Belle. Durée : 20 minutes. Distributeur : Argos film.
Réalisateur : Pierre Prévert (Ce film reprend en partie les images de Paris-Express tourné en 1928). Images : Sacha Vierny (Eastmancolor). Texte : Jacques Prévert (dit par Jacques Prévert et Arletty). Musique : Louis Bessières. Chanson : Jacques Prévert (interprétée par Xaxier Depraz). Montage : Henri Colpi et Jasmine Chasney.
Interprètes : Gazelle Bessières, Simone Chavance (ex-Prevert), Marcel Duhamel, Renée Jacobi, Nadia Léger, max morise, Kiki de Montparnasse, Pierre et Jacques Prévert, Jeannette Tanguy, Catherine et Michèle Prévert. Prix spécial du jury (section Court Métrage) au 13° festival de Cannes.
Pierre Prévert est conseiller artistique du film X.Y.Z. (Réalisé par Philippe Lipchitz).
1961 : Pierre Prévert réalise pour la Cinémathèque de Belgique, en co-production avec la Télévision belge, « Mon frère Jacques », six émissions de 50 minutes chacune, suite d’entretiens avec des amis et collaborateurs de Jacques, mêlés d’extraits de films et de poèmes illustrés. Avec la participation de Marcel Duhamel, Raymond Bussières, Jacques-Bernard Brunius, Jean Gabin, Arletty, Pierre Brasseur, Marcel Carné, Paul Grimault, René Bertelé (éditeur de « Paroles »), le peintre Nepo.
1962 : Pierre Prévert réalise pour les productions Louis de Rochemont (télévision américaine) la série
« Chantons français », neuf chansons filmées — en 16 mm. et en couleurs — interprétées par Rolland Arday et destinées à faire connaître la chanson française aux enfants américains. Ces chansons ont pour titres « A la claire fontaine », « Anne de Bretagne », « Au clair de la lune », « Il était une bergère », « Le crocodile », « Sur la route de Louviers », « Le chevalier du guet », « Le pont du Nord ».
Pierre Prévert dirige deux émissions pour le théâtre d’Europe n » 1 (direction artistique : André Blanc).
— « Lysistrata » (d’après Aristophane) avec Juliette Gréco (Lysistrata), Corinne Marchand (Campito), Samy Frey (Agathos), Philippe Noiret (Lycon), Jacques Jouanneau (Taxarion) et Pascale Roberts.
— « Le tableau des merveilles » (de Jacques Prévert, d’après Cervantès). Musique : Christiane Verger. Avec Roger Pigaut (Le récitant), Loleh Bellon (Chirinos), Roger Blin (Chanfalla), Raymond Bussières (Le mendiant), Paul Frankeur (Le capitaine). Martine Sarcey (Térésa), Jean Rochefort (Don Juan), Lucien Raimbourg (Un paysan), Maurice Baquet (Le garde-champêtre), Jean-Pierre Darras (Le sous-préfet), Daniel Janneau (L’enfant), Chantal Duvivier (Juans), Trilla Chelton (Une femme).

Daniel Janneau nous informe que c’est lui qui interprétait l’enfant et non André Tréton comme précédemment annoncé.

Il nous indique également que l’enregistrement a eu lieu les 15 et 16 janvier 1963. Il avait 13 ans.

Depuis il est devenu réalisateur et scénariste, voir sa filmographie sur le site d’IMDB et Cinereves.

Avec nos sincères félicitations.

1963 : « Le Perroquet du fils Hoquet ». Durée : 90 minutes. Producteur. ORTF (Télévision).
Réalisateur : Pierre Prévert. Scénario : Pierre Prévert. Images : Sacha Vierny. Musique : Louis Bessières. Décors : Michel Janiaud. Costumes : Anne-Marie Marchand.
Interprètes : Isaac Alvarez (Billy Max), Jacques Ferrière (Le fils Hoquet), Sabine Lods (Paulette), Jane Marken (La Mère Hoquet), Olivier Hussenot (Le patron), Tailla Chelton (Marie), Paulette Frantz (La Mère), Lucien Raimbourg (Le premier homme), Charles Lavialle (Le deuxième homme), Marcel Pérès (Ernest), Christian Lude (Le directeur d’école), Albert Fauvel (Le chef de la station des cars), Jean Sylvain (Un client), Catherine Lery (Une femme), Henry Czarniak (Un homme), Louis Jojot (Le garçon de café).
1964 : REPORTAGE au cours du tournage de Lady L, film de Peter Ustinov. Réalisateur : Pierre Prévert. Assistant : Yves Kovak. Interventions de : Peter Ustinov, Suzanne Cloutier, Paul Newman, Claude Dauphin, Michel Piccoli, Philippe Noiret, Marcel Dalio, Jean Wiener, Catherine Allégret, William Sivel, Jo Dassin, et le sculpteur Tamassy. Producteur : O.R.T.F. (Télévision). Directeur de Production : Charles Chaboud (émission : Grand Ecran). Images : Marc Champion et Louis Page. Cadreur : Martial Thury. Son : Lucien Vidal. Script : Edith Tertzakian. Montage : Lucienne Barthélemy. Durée : 22 minutes. Tourné en 16 mm pendant la réalisation du film Lady L. Diffusé dans l’émission Grand Ecran, le 7 janvier 1965.
1964 : « Le Petit Claus et le Grand Claus ». Durée : 75 minutes. Producteur : ORTF (Télévision).
Réalisateur : Pierre Prévert. Adaptation : Jacques et Pierre Prévert, d’après un Conte d’Andersen.
Dialogues : Jacques Prévert. Imagerie, animation et décors : Paul Grimault. Images : Sacha Vierny. Musique : Christiane Verger.
Interprètes : Elisabeth Wiener (La jeune fille), Maurice Baquet (Le petit Claus), Roger Blin (Le grand Claus), Hubert Deschamps (Le sacristain), Fernand Berset (Le fermier), Frédérique Ruchaud (La fermière), Laure Paillette (La grand’mère du petit Claus), Madeleine Damien (La grand’mère du grand Claus), Jean-Jacques Steen (L’aubergiste), Marie-Jeanne Gardien (La cuisinière), René Delsine (Le vieux bouvier), Georges Adet (L’apothicaire), Mag Avril (La femme à l’entorse), Maryse Vendeville (La première commère), Marthe Toulouse (La deuxième commère), René Renot (Hiéronimus), Jacques Colombat, René Laloux, Sacha Tarride, Michel Rosemberg, Pierre Rubot (Tanneurs et cordonniers), Louise Chevalier (La première dame), Georgette Soler (La deuxième dame), Marie-Christine Sénéchal (La servante).
Prix de la meilleure émission pour l’année 1964 décerné par l’Association française de la critique de télévision en mars 1965.
Résumé : « Dans une ville demeuraient deux hommes qui s’appelaient du même nom : Claus. Mais l’un avait quatre chevaux, et l’autre n’en avait qu’un seul. Donc pour les distinguer on appelait le premier Grand Claus et le second Petit Claus. Grand Claus est une brute, un vaniteux, un coléreux qui profite de sa supériorité financière pour brimer Petit Claus. Dans un accès de rage, il tue le seul bien de Petit Claus : son cheval. Cette catastrophe apparente va marquer un tournant décisif dans la vie du déshérité : il va conquérir l’amour, la richesse tout en causant la perte du grand Claus son ennemi… »
(O.R.T.F.)
1965 : « La Maison du passeur ». Réalisateur : Pierre Prévert. Adaptation et dialogues : Jacques et Pierre Prévert. Images : Raymond Picon-Borel (16 mm.). Musique : Louis Bessières. Décors : Michel Janiaud. Costumes : Francine Zaborska. Son : Rabeuf. Montage : Monique Chalmandrier.
Interprètes : Raymond Bussières (Ernest), Laure Paillette (Emilie), Françoise Caillaud (Paulette), Jean Parédès (L’acteur), Stéphane Rey (Le réalisateur), Pascal Fardovlis (L’assistant), Jacques Alric (Le commanditaire), Jacqueline Dane (la script), Michel Muller (L’ingénieur du son). Yves Barsacq (L’opérateur), Daniel Philippon (Cricri). Paul Bisciglia (Maurice).
1966 : A La Belle Étoile. Premier titre : Les Rois de la cloche (mais opposition de la direction de l’O.R.T.F.). Réalisateur : Pierre Prévert. Assistant : Daniel Karli et Georges Ferraro. Script et adaptation : Jacques et Pierre Prévert. D’après la nouvelle de O’Henry : « The Cop and the Anthem ». Dialogue : Jacques Prévert. Décors : Marie-Claire Musson. Costume : Francine Zaborska. Musique : Jean Wiener. Interprètes : Fernand Berset (Victor), Raymond Bussières (Petit Louis), Marcel Champec (le complice), Ursula Kubler (la femme sans nom), Bernard Lajarrige (le capitaine salutiste), Annette Poivre (Agathe), Jacques Robiolles (Le chanoine), Ibrahima Seck (Phoebus), Roger Trapp (l’emmitouflé), Jean Wiener (Trésor). Images : Louis Page. Cadreur : René Versini. Son : Henri Lemoine. Script : Jeanne Witta. Montage : Françoise Fitoussi. Durée : 1 heure. Extérieurs : Paris la nuit en août 1966. Diffusion : Noël 1966 (TV).
1968 : Les Compagnons de Baal. Feuilleton de 26 épisodes de 13 minutes chacun. Réalisateur : Pierre Prévert. Script original : Jacques Champreux. Adaptation : Jacques Champreux et Pierre Prévert. Dialogue : Jacques Champreux. Production : O.R.T.F. (Télévision).
Thème : Ce feuilleton sera un hommage à Louis Feuillade, ou plus exactement sera une tentative pour renouer dans le Paris d’aujourd’hui avec le fantastique cher à Feuillade dont Jacques Champreux est le petit-fils !
Résumé : « Quel est le premier des rois ? Le premier des rois est Baal, le démon tricéphale qui règne dans la partie orientale de l’enfer. C’est par ces mots que les compagnons de Baal se reconnaissent. Leur objectif, dominer le monde, un vaste projet pour cette organisation mystérieuse dont les membres se recrutent dans toutes les couches de la société…« .

Filmographie établie par René Tabès avec l’aide de Pierre Prévert paru dans Image et Son n°189 en décembre 1965.
Et complétée par celle publiée par Gérard Guillot dans son spécial « Les Prévert » publié chez Seghers en 1967.

 

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Photographies de Pierre Prévert

Sauf indication contraire, Les photographies présentes dans ce numéro d’Image et Son ne sont malheureusement pas crédités. – De toutes manières, les droits de toutes ces photos sont bien évidemment réservés –

Pierre Prévert par Savitry.

Jacques, Pierre et leur frère décédé, Jean.

Pierre Prévert et Simone Prévert (la première femme de Jacques Prévert) dans le film Souvenirs de Paris en 1928.

Pierre Prévert durant le tournage de L’amour à l’américaine de Paul Fejos en 1931.

Pierre Prévert et Michel Simon dans Baleydier de Jean Mamy (1931).

Pierre Prévert dans Baleydier de Jean Mamy (1931).

Dernier jour de tournage de L’Affaire est dans le sac (1932) : Louis Chavance (monteur), Lou Tchimoukov-Bonin (assistant), Pierre Prévert – l’un derrière l’autre – Jean Paul Le Chanois et Gibory (opérateur) de chaque coté de la claquette.

Pierre Prévert et Monique Rolland dans L’oiseau rare de Richard Pottier (1934).

Pierre Prévert dans Sans Famille de Marc Allégret (1934).

Pierre Prévert et Ginette Leclerc (1935?).

Pierre Prévert pendant le tournage de Le Commissaire est bon enfant (1935).

Tournée Domino (1940/41) : Marcel Duhamel, Pierre Prévert, Gisèle Prévert, Odette Joyeux, Maurice Baquet, Lily (de droite à gauche).

Pierre Prévert et Denise Grey durant le tournage d’Adieu Léonard (1943).

Tournage d’Adieu Léonard (1943) : Pierre Prévert, Lou Bonin (assistant), Thomas (opérateur), Jeanne Witta (script), Jacques-Laurent Bost et Charles Trenet.

Pierre Prévert dirige Paris la Belle (1959).

Pierre Prévert en novembre 1959 (environ d’Angers).

Tournage A La Belle Etoile (1966) : Louis Page, Pierre Prévert et Catherine Prévert (sa fille).

 

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2 Commentaires

  1. Richard Prideaux
    Publié le 16 juillet 2012 à 23 h 45 min | Permalien

    Juste des corrections de détail sur ce très beau travail, au sujet de Voyage-Surprise.
    Je n’ai jamais entendu parler de cette opérette Paris-Paris, en revanche, je possède un roman par J. Nohain et Diamant-Berger dont le film est nettement ( mais librement) inspiré.
    L’inspecteur Renardot est joué par Max Revol (et non Reval).
    Enfin, le résumé de l’histoire, compliquée à souhait, est erroné. Il n’y a qu’un conspirateur, le régime strombolien n’est pas impérialiste, c’est le papy qui a l’idée du voyage, et les deux jeunes ne font que subir les événements.
    Bref: un bijou!

  2. philippe m.
    Publié le 17 juillet 2012 à 11 h 11 min | Permalien

    Merci pour votre commentaire. Je viens de faire la rectification. Dommage que ces films soient si rares…

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