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LES TRICHEURS (1958)

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FICHE TECHNIQUE

Scénario : Jaques Sigurd, d’après une idée de Charles Spaak et Marcel Carné.
Adaptation et dialogues : Jacques Sigurd.
Images : Claude Renoir, assisté d’Andréas Winding.
Décors : Paul Bertrand.
Costumes : Antoine Mayo.
Robes : Christian Dior, Jacques Heim, Virginie.
Montage : Albert Jurgenson.
Son : Antoine Archimbaud.
Musique : jazz enregistré par Maxime Saury, Ray Brown, Roy Eldridge, Herb Ellis, Stan Getz, Dizzy Gillespie, Coleman Hawkins, Buddy Rich, Gus Johnson, Oscar Peterson, Fats Domino, Sonny Stitt, Norman Granz.
Assistants réalisateurs : Serge Friedman, Paul Seban.
Directeur de production : Louis Wipf.
Interprètes : Pascale Petit (Mic), Andréa Parisy (Clo), Jacques Charrier (Bob), Laurent Terzieff (Alain), Jean-Paul Belmondo (Lou), Dany Saval (Nicole), Jacques Portet (Guy), Pierre Brice (Bernard), Alfonso Mathis (Peter), Roland Armontel (le chirurgien), Jacques Marin (M. Félix), Roland Lesaffre (Roger), Denise Vernac (la mère de Mic), Claude Giraud, Dominique Page, Gabrielle Fontan, Jean-François Poron, Gérard Darrieu, Jacques Perrin, Sergio Gobbi, Alain Saury, Alan Scott.
Production : Silves Films (Robert Dorfmann), Cinétel/Paris et Zebra Film/Rome.
Tournage : 24 mars au 12 juillet 1958.
Sortie : 10 octobre 1958 au Marignan et au Marivaux (Paris).
Titre envisagé : Les Mains vides.
Durée : 125 minutes.
Distinctions : Victoires du meilleur film français, de la meilleure actrice (P. Petit), du meilleur acteur (Jacques Charrier) ; Grand Prix du Cinéma français (1958) ;
Prix du meilleur film français (Bruxelles, 1958).
Note : Ce film est le plus grand succès de la saison 1958-1959 en France.

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SYNOPSIS

Bob (Jacques Charrier) vient de la banlieue parisienne(signifie les quartiers huppés). Il tombe par hasard sur Alain (Laurent Terzieff), un jeune étudiant existentialiste avec qui il sympathise aussitôt. Ce dernier l’invite à venir à la superboum organisé par Clo (Andrea Parisy), fille de diplomate. Après une brève liaison avec cette dernière, Bob tombe amoureux de Mic (Pascale Petit), une autre fille de la bande d’Alain. Seulement, l’époque veut qu’on ne peut pas se dire ces choses là. Il faut rester libre quitte à fermer ses sentiments à double tour. Le résultat n’en sera que plus tragique…

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REVUE DE PRESSE

LIBÉRATION,14/10/1958 (Simone Dubreuilh)
Marcel Carné est ce très grand metteur en scène français auquel les producteurs ont coutume de demander des comptes comme à une femme de ménage. C’est une chose bien étrange en effet que l’auteur du plus grand, du plus significatif des films français Les Enfants du Paradis soit justement celui duquel, après chaque film, on exige un « examen de passage », celui dont les devis sont épluchés, les moindres réclamations considérées comme outrecuidantes (..)Pour faire les Tricheurs, Marcel Carné a dû se battre comme au premier film. Et voici que ces Tricheurs éclatent comme une bombe, apportant le témoignage sur la jeunesse qui manquait au cinéma français. Pas un témoignage grivois, ou rose, cochon ou frivole. Non, un témoignage grave, désespéré, lyrique… Le traitement cinématographique est d’une ampleur, d’une richesse comparables à l’ampleur et à la richesse de celui du jour se lève mais, pour la « surboum » finale et la poursuite en voiture, on songera aux dernières images des Enfants du paradis… C’est du grand cinéma, fait d’observation, de vérité, de poésie non pas improvisée mais classique…
LES LETTRES FRANÇAISES, 16/10/1958 (G. Sadoul)
… L’homme importe plus encore qu’une forme parfaite. Je retiens surtout du film la chaleur dont Carné entoure ses personnages. Ces tricheurs sont décrits avec une compréhension et une tendresse fort loin de la froide indifférence d’un entomologiste ou de la supériorité assurée d’un moraliste…Au temps de l’équipe Carné-Prévert on avait pu reprocher à leurs films leur manichéisme, leur univers composé de bons et de méchants. Rien de cela ici.
LE MONDE, 14/10/1958 (Jean de Baroncelli)
Au-delà des apparences et de cette peinture souvent contestable d’une certaine jeunesse, on retrouve dans les Tricheurs le thème cher à Carné (ce fut celui de presque tous les films, de Quai des brumes à Juliette) des amoureux que leur amour même voue à la haine du destin. Le destin ici prend le visage d’une sorte d’anarchiste (remarquablement joué par Laurent Terzieff)… c’est à sa présence que le film doit cet accent tragique qui, par moments, fait sa grandeur.
CINÉMA 58, décembre 1958, n° 32 (René Gilson)
All is true, écrivait Balzac à la troisième page du Père Goriot, et il avait tout inventé. « Je n’ai rien inventé », dit Marcel Carné et d’aucuns s’écrient : « Tout est faux!» Récusons tous ces témoignages contradictoires d’anciens ou actuels « tricheurs » et de ceux-qui-les ­ connaissent-bien… ces personnages, dont Carné rappelle avec tant d’insistance qu’il les a pris tout vifs dans la réalité, sont aussi devenus des personnages de l’éternel Carné repris par son obsession de la tragédie, d’un Marcel Carné qui réalise avec le personnage d’Alain la plus réussie et la moins consciente de ses incarnations du destin… en dépit de ses imperfections… c’est l’un des deux films français les plus importants et les plus courageux de l’année.

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Affiches

 

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LIENS

1 – La page consacrée au film sur le site incontournable DVDTOILE.
2 – La fiche du DVD sur le site DVDFR.
3 – Une critique du DVD sur le site DVDRAMA.
4 – Une critique technique du DVD sur le site KINO DIGITAL.

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EXTRAIT

Jacques Charrier, Pierre Brice, Laurent Terzieff.

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Un Commentaire

  1. Véra et sa ribambelle
    Publié le 31 décembre 2010 à 16 h 07 min | Permalien

    Merci aux Penchants du Roseau pour la belle découverte ! http://domec.net/

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