le dossier de presse promotionnel


LE PAYS D’OÙ JE VIENS (1956)

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Vous pouvez lire le scénario accompagnant ce dossier de presse par ce lien direct.
Cette page est composée de deux dossiers de presse.

1 – Le premier est une simple page recto-verso au format 24×31 reprenant une affiche de Paul Marty au recto et le scénario du film au verso.
2 – Le deuxième est composé de 12 pages au format 31×24 reprenant les crédits du film, le scénario du film, 2 photos couleur (format 26×18), ainsi qu’un texte promotionnel. Notons que la couverture est en papier spécial irisé avec le titre en sérigraphie.
Un bel objet.

Voici les photos illustrant ce dossier de presse promotionnel du Pays d’Où Je Viens sorti en 1956.







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Scénario du Pays d’Où Je Viens

– Attention ce scénario dévoile quelques clefs (spoilers) de l’intrigue –


En plein hiver, par une route de montagne, un jeune homme au visage vif et mobile, à l’aspect sympathique, est poursuivi pas deux colosses qui se sont lancés à ses trousses dans une puissante voiture.

Afin de leur échapper, il monte en cachette dans un camion arrêté devant une auberge de routiers et arrive quelques instants après dans cet équipage au milieu de la charmante et petite localité de Saint-Parfait que la neige recouvre à demi.

Le jeune homme essaie de ne pas éveiller l’attention mais, à sa grande surprise, les passants qu’il croise semblent le reconnaître, et il a bientôt l’explication au mystère en apercevant à travers les vitres de la Brasserie Universelle, le café le plus important du pays, son sosie exact en la personne du chef d’orchestre Julien Barrère.

Le destin semble l’avoir malicieusement conduit en cet endroit pour le faire intervenir au milieu d’une situation qui, sans lui, resterait sans issue. Julien Barrère est timide au point de ne pouvoir avouer à Marinette la ravissante serveuse de la Brasserie, le violent amour qu’il éprouve pour elle.


Et pourtant, chaque matin, celle-ci trouve accroché à son balcon, un edelweiss, petite fleur qui ne pousse, comme chacun sait, qu’à de grandes altitudes et que l’on ne peut cueillir qu’au mépris du danger.

Marinette est bien loin de supposer que l’homme mystérieux, capable de cette touchante attention, n’est autre que le petit chef d’orchestre. Elle s’imagine, au contraire qu’il s’agit d’un héros lointain, d’une sorte de prince charmant qui, romantiquement se découvrira un jour.

Son jeune frère, Michel et sa petite soeur Sophie, dont elle a la charge, connaissent seuls ce secret. Et en ce 24 Décembre, ils n’ont qu’un souci : écrire au Père Noël pour lui demander en même temps que de nombreux jouets, le bonheur de leur soeur ainsi que celui de Julien.

Mais, au milieu de leur jeu, ils découvrent l’inconnu qui, par peur des gendarmes, s’est caché dans la vaste cheminée d’une pièce désaffectée.

Que fait-il là? comment se fait-il qu’il ressemble d’une façon si frappante à Julien ? L’inconnu qui auparavant les a entendu parler, dissipe leur inquiétude… Il est un des collaborateurs du Père Noël, dit-il, il s’appelle Perceval, et il s’est confectionné la tête de Julien suivant la règle habituelle qui veut que les envoyés célestes prennent l’identité de quelqu’un de la ville afin que leur travail en soit facilité.

Il promet donc aux deux enfants de faire son possible pour accomplir leurs voeux. Perceval commence, en effet, par corriger une sorte de bravache, Roland, qui importune Marinette et qui, d’ailleurs, provoque son renvoi de la Brasserie.


Marinette s’étonne, elle ne croyait pas Julien si fort, si courageux! Mais son étonnement ne fait que croître. Julien sort avec elle, l’accompagne dans la petite ville que les guirlandes, la neige et le givre qui brillent sous les lumières multicolores, transforment au point que les rues paraissent enchantées…

Tout devient merveilleux avec ce compagnon qui continue à jouer le rôle de Julien, tandis que Marinette en vient à se demander s’il ne serait autre que l’homme à l’edelweiss ?

La jeune fille est prête à s’abandonner à Perceval, mais le baiser qu’elle lui accorde est destiné, il le comprend, au seul Julien. Il s’esquive donc, non sans amertume ni regrets.

Le lendemain matin, Marinette qui a passé une nuit horrible à attendre Julien, retenu par les suites d’une sévère correction que lui a infligé Roland, se demande ce qu’il est devenu.

Pour elle maintenant, il n’y a plus de doute, l’homme à l’edelweiss, le héros mystérieux, le prince charmant, celui qu’elle aime enfin, c’est Julien. Où est-il ? Pourquoi a-t-il disparu ?

Il reste à Perceval à parfaire son oeuvre d’envoyé du bonhomme Noël. Il a suscité l’amour de Marinette pour Julien, mais ce n’est pas suffisant, il faut maintenant que les deux jeunes gens se retrouvent en liberté.

Julien retrouvera Marinette et Perceval pourra réintégrer la famille qui le tenait prisonnier de peur qu’il ne dilapide son immense fortune. Cependant, il restera bien décidé à s’enfuir, dès qu’il le pourra, vers un autre pays.


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QUELQUES MOTS SUR…

FRANÇOISE ARNOUL

Fille d’un général et d’une mère qui rêvait d’être comédienne, Françoise Arnoul est devenue, en quelques années, l’une des vedettes les plus populaires tant en France qu’à l’Étranger. Elle est allée de succès en succès, sans tapage, par son talent et par son charme, et par une aptitude assez rare, à réussir dans tous les genres. On le vit bien, dès ses débuts, alors que « L’ÉPAVE » révélait une jeune « vamp » très séduisante et « NOUS IRONS A PARIS », une fantaisiste pleine de gentillesse et d’esprit.

Depuis, Françoise Arnoul a refusé de se « spécialiser »… Elle a tourné les rôles les plus divers, apportant à chacun de ses personnages ce qui fit leur succès, c’est-à-dire elle-même, sa façon d’être, son regard, son attrait… « LES COMPAGNES DE LA NUIT », « LA RAGE AU CORPS », « LE FRUIT DÉFENDU », « LE DORTOIR DES GRANDES », « DES GENS SANS IMPORTANCE », « FRENCH CANCAN »…

Et la « vamp » se révèle aujourd’hui dans « LE PAYS D’OU JE VIENS », une ingénue au charme tendre, un personnage de conte de fées moderne, qui fera l’enchantement de tous ses admirateurs…

GILBERT BECAUD

Il faut espérer que l’enthousiasme des spectateurs de cinéma n’atteindra pas à l’échelle de ceux du Music-Hall ! On sait que le dernier récital de Gilbert Bécaud à l’Olympia de Paris, laissa la salle en piteux état…

On peut croire cependant que cette première apparition du célèbre chanteur a l’écran marquera pour beaucoup de « jeunes » un événement ! Vedette de la Radio, du Cabaret, du Disque, Gilbert Bécaud, auteur et compositeur de ses oeuvres, a apporté à la chanson moderne un « ton » nouveau. Mais on s’apercevra avec le film de Marcel Carné : « LE PAYS D’OU JE VIENS », que ce chanteur est aussi un musicien (il a écrit la musique du film, outre celle de ses chansons) et un comédien-né ; un comédien sensible, adroit, qui incarne pour ses débuts, deux personnages à la fois, avec autant d’aisance que d’aplomb ; un comédien qui chante, et non pas un chanteur qui essaie de jouer la comédie.

MARCEL CARNE

Le nom de Marcel Carné reste attaché à quelques-unes des oeuvres les plus représentatives du Cinéma Français. Il est aujourd’hui, de nos réalisateurs, celui dont les oeuvres passées figurent encore le plus souvent sur les écrans. On sait la belle carrière refaite notamment au cours de la dernière saison par « QUAI DES BRUMES », et « LES ENFANTS DU PARADIS » actuellement.

Cette pérennité des films de Marcel Carné est le témoignage de leur exceptionnelle qualité. « DROLE DE DRAME », « LE JOUR SE LÈVE », « LES VISITEURS DU SOIR », « THÉRÈSE RAQUIN », combien d’autres titres faudrait-il évoquer ?

« LE PAYS D’OU JE VIENS », son dernier film, marquera une étape dans la carrière de ce grand cinéaste. A la fois parce que c’est son premier film en couleurs, et aussi parce qu’il y aborde un genre, un style tout nouveau : ceux de la fantaisie et de l’humour, en conservant les qualités qui firent son renom : le soin de la technique, l’aisance de sa mise en scène…



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