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LE PAYS D’OÙ JE VIENS (1956)

Fiche TechniqueSynopsisRevue de PresseLiensExtrait avec Gilbert Bécaud (Dailymotion)

FICHE TECHNIQUE

Scénario : Jacques Emmanuel.
Adaptation : Jacques Emmanuel, Marcel Achard.
Dialogues : Marcel Achard.
Images : Philippe Agostini (Technicolor).
Décors : Jean-Denis Malclès, Jean Douarinou.
Musique : Gilbert Bécaud.
Chansons : Louis Amade, Pierre Delanoë.
Son : Jean Bertrand.
Montage : Paulette Robert.
Assistant réalisateur : Jean Vivet et Raoul Sangla (cf cette page).
Interprètes : Gilbert Bécaud (Julien Barrère et Éric Perceval), Françoise Arnoul (Marinette Hardouin), Jean Toulout (Ludovic), Claude Brasseur (Roland), Gabriello (le patron de la brasserie), Madeleine Lebeau (la pharmacienne), Gaby Basset (la caissière), Jean-Pierre Bremmer (Michel), Chantal Gozzi (Sophie), Marcel Bozzuffi, Gabrielle Fontan, Georges Debot.
Production : Clément Duhour et Gilbert Bokanowski.
Tournage : 3 mars au 12 mai 1956.
Sortie : 20 octobre 1956, au Gaumont-Palace (Paris).
Distribution : Cocinor.
Durée : 94 minutes.

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SYNOPSIS

La veille de Noël, un jeune homme arrive dans une petite ville de province. Ce garçon, Eric est le sosie de Julien, le pianiste de la brasserie, amoureux timide de la jolie serveuse, Marinette. Eric se fait aimer de la jeune fille puis, réunit les amoureux qui tombent dans les bras l’un de l’autre sous les yeux émerveillés du petit frère et de la soeur de Marinette.

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REVUE DE PRESSE

ARTS, 31/10/1956 (François Truffaut)
Marcel Carné est un pur technicien, ses vertus relèvent de l’artisanat; la mise en scène est pour lui un travail manuel. Marcel Carné, esprit confus entre tous, n’a jamais su évaluer un scénario, n’a jamais su choisir un sujet. Ce travail, d’autres longtemps l’ont fait pour lui et pendant des années on nous a offert des films de Jacques Prévert, mis en images par Marcel Carné. En dépit d’un ou deux échecs, Marcel Carné n’aurait pas dû se séparer de Prévert après Les Portes de la nuit qui n’était pas un si mauvais film après tout. Marcel Carné, désormais, est condamné à se laisser «rouler » par le premier scénariste venu, car ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre un nouveau Jacques Prévert, c’est-à dire un homme capable d’inventer une histoire entremêlant quatre ou cinq actions simultanées avec douze personnages tous agissants qui se perdent et se retrouvent selon une construction dramatique parfaite. Marcel Carné est un cinéaste très obstiné, très soigneux qui obtient généralement ce qu’il veut obtenir même si cela n’a aucun intérêt. C’est un homme qui met en valeur -ce qu’il doit filmer. Si ce qu’il doit filmer est intelligent, il met en valeur cette intelligence, si c’est idiot, il met en valeur l’idiotie (…). Le problème demeure pour Marcel Carné de trouver des sujets qui lui conviennent et qui ne soient point trop démodés.
FRANCE-OBSERVATEUR, 25/10/1956 (J. Doniol-Valcroze)
Le conte est charmant, sans plus. On frémit à ce qu’aurait pu en tirer un réalisateur médiocre et on imagine la quantité de talent qu’il a fallu à Carné pour en faire une oeuvre de qualité… Son premier mérite est d’avoir su, dès les premières images, donner le ton d’un certain mystère. Ainsi lancé, le film, même quand le style des scènes est réaliste, conserve une certaine ambiguïté, un certain insolite, ce qui est peu courant pour une production que le générique lui-même qualifie de «divertissement musical ». Le second mérite de Carné est d’avoir franchement joué le jeu du comique quand le scénario le commandait : il y a bon nombre de très bons gags et qui sont mis en scène comme tels sans autre but que de faire rire. Autre mérite encore, celui d’avoir su insérer les chansons dans le contexte du film sans qu’elles en interrompent gratuitement l’action. Reste enfin la mise en scène elle-même. Elle est bien celle d’un grand réalisateur. Qui peut le plus peut le moins et j’imagine que Carné est venu au bout de son affaire sans difficulté.. mais sans tricherie : c’est toujours le même soin jusque dans le plus petit détail, la même précision dans la direction des acteurs, la même souplesse dans l’enchaînement des séquences, la même rigueur dans le montage, ce même souci de ne tolérer aucun temps mort dans le récit et de conserver sans cesse une unité de style et de ton (..)
LES CAHIERS DU CINÉMA, décembre 1956 – n° 65 (André S. Labarthe)
Ce conte bleu, doublé d’une comédie musicale qui n’a rien à voir avec les films américains que le terme peut évoquer, Carné l’a mené tambour battant. Une fois le mécanisme monté, les gags éclatent en chaîne tandis que progressent en convergeant l’une vers l’autre les deux actions parallèles auxquelles, dès l’exposition, le metteur en scène nous a intéressé : Julien épousera-t-il la jeune servante? Eric sera-t-il retrouvé par son oncle? Le thème du sosie, rebattu, trouve ici un interprète de qualité, mais surtout parce qu’il est exploité à fond.
CINÉMA 56, décembre 1956 – n° 13 (Gilbert Salachas)
Selon que l’on considère cette oeuvre comme «un film de Marcel Carné » ou «un film de Gilbert Bécaud », on parlera de déception ou de réussite. Pour moi, je n’y vois qu’une bluette sans prétention, bien racontée dans un style gentiment désuet. L’élément comique, surtout exploité dans le dernier quart d’heure du film, donne le coup de fouet nécessaire à la satisfaction légitime des spectateurs peu exigeants que l’on appelle « bon public ».

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LIENS

1 – La page consacrée au film sur le site incontournable DVDTOILE.

2 – Des avis des spectateurs sur le site d’Allo Ciné.

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EXTRAIT AVEC GILBERT BECAUD (Dailymotion)

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4 Commentaires

  1. rouaix danielle
    Publié le 8 juillet 2013 à 22 h 14 min | Permalien

    existe-t-il un DVD reprenant ce film
    C’est un souvenir précis (j’avais 15 ans. lorsque je l’ai vu) Dequoi faire rêver une jeune fille. Pourquoi ne le voit-on jamais à la télévision ?

  2. webmaster
    Publié le 9 juillet 2013 à 19 h 08 min | Permalien

    Studio Canal a bien restauré le film mais ils ne l’ont toujours pas édité pour une raison que j’ignore. Merci pour votre témoignage.

  3. janus
    Publié le 23 décembre 2013 à 0 h 23 min | Permalien

    ce film n’est pas si mal que cela, l’univers est onirique à souhait.Je l’ai redécouvert après l’avoir vu au cinéma en 1957 ou 1958. Il ne faut pas oublier qu’il s’adressait avant tout à un jeune public et qu’il mettait en scène une bourgade enneigée la veille de Noël: une réussite…filmé alors au mois de mars…

  4. bremer
    Publié le 6 novembre 2015 à 20 h 43 min | Permalien

    bonjour,j’ai ce jour 69 ans rt suis le petit michel du film,cela restera pour moi un souvenir formidable,sur tout le jour du grand gala place clichy au gaumont palace,sous des milliers de projecteurs,et la garde republicaine,becaud un type formidable,nous avons bien rigole ensemble pendant 3mois,mon nom a ete mal orthographie deux mm au lieu d’un ,mais a la fin du film il est correct.

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