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LES PORTES DE LA NUIT (1946)

Fiche TechniqueSynopsisRevue de PresseStory (english)Comments (english)AffichesPhotographies rares de la collection Michel GinièsPhotographies du tournage (collection Jean Atanassian)LiensLa scène des Enfants qui s’aiment (Dailymotion)

FICHE TECHNIQUE

Scénario : d’après Le Rendez-Vous, ballet de Jacques Prévert, Joseph Kosma, Brassaï et Roland Petit.
Adaptation et dialogues : Jacques Prévert.
Images : Philippe Agostini, assisté d’André Bac.
Décors : Alexandre Trauner.
Costumes : Antoine Mayo.
Musique : Joseph Kosma.
Montage : Jean Feyte.
Son : Antoine Archimbaud.
Directeur de production : Pierre Laurent.
Assistants réalisateurs : Pierre Gout, Roger Blanc, Georges Beaudoin.
Interprètes : Yves Montand (Diego), Nathalie Nattier (Malou), Pierre Brasseur (Georges), Serge Reggiani (Guy Sénéchal), Saturnin Fabre (le père Sénéchal), Julien Carette (Quinquina), Dany Robin (Etiennette), Mady Berry (Mme Quinquina), Jean Vilar (le Destin), Raymond Bussières (Raymond Lécuyer), Sylvia Bataille (Claire Lécuyer), Christian Simon (Cri-Cri),  Jane Marken (Mme Germaine), Fabien Loris (le chanteur des rues), Jean Maxime, René Blancard, Michel Salina (le chirurgien), Gérard Guillaumat, Jacques Perrin.
Production : Pathé-Cinéma (Raymond Borderie).
Sortie : 3 décembre 1946 au Marivaux et au Marignan (Paris).
Durée : 120 minutes.

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SYNOPSIS

Les portes de la nuit font se fermer sur la ville, entre les gazomètres et le bassin de la Villette. Ici le destin qui va et vient de l’un à l’autre, prend les traits d’un clochard que nul ne veut écouter. Et pourtant, il sait. Il sait que son voisin dans le métro, descend à la prochaine station et il lui dit… L’homme remarqué par le destin s’appelle Diego… et celui-ci a rendez-vous cette nuit même avec la plus belle fille du monde. Mais il l’ignore encore.

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REVUE DE PRESSE

LE LIBERTAIRE, 13/12/1946 ou 1945 (Robert André)
[…] Je veux vous dire que ce film est en tout point admirable et qu’il est parfaitement inconcevable que des bourgeois indignés et des parvenus du marché noir, qui n’y comprennent absolument rien, pour des raisons différentes d’ailleurs, s’esclaffent lourdement en des rires qu’ils veulent dédaigneux ou sifflent dans leurs doigts bagués d’or. Les premiers, parce que le dialogue incisif de Prévert et les images crues de Carné les blessent profondément dans leur étroitesse mesquine et qu’ils n’ont jamais désiré sortir de leur égoïsme et comprendre l’incompréhensible. Les seconds, parce que le dialogue poétique de Prévert et les images irréelles de Carné les laissent complètement indifférents à cause de l’épaisseur de -la couche de leur stupidité de marchands de fromages enrichis, qu’ils ne comprendront jamais, non seulement l’incompréhensible, mais le compréhensible tout court, à part les choses de la gueule et du fric.

Ce cas Carné-Prévert, association dont chaque membre est déjà un cas, parce que plein de paradoxes : mélange de réel et d’irréel, de réalisme et d’idéal, de concret et de poétique, ce cas Carné-Prévert les laisse pantelants, il les dépasse. Alors ces pauvres types s’imaginent que ce sont eux qui les dépassent et que les auteurs du film ne sont pas dignes de leur admiration et de leurs cent francs.

Chapeau bas, bourgeois étroits, mercantis sordides, belles stupides, public servile, c’est vous qui n’êtes pas dignes des Portes de la nuit. Vous n’avez pas compris, c’est l’excuse que je vous accorde. Prévert aurait dû préparer une notice explicative que l’on aurait projetée à la suite du générique. Il vous aurait expliqué ce qu’est le film, il vous aurait expliqué qui était ce clochard que vous vous étonnez de trouver à chaque séquence, il vous aurait expliqué que, bien sûr, tous ces hasards ne sont pas courants dans la vie et que c’est justement pour cela qu’il intervient dans Les Portes de la Nuit. Il vous aurait demandé d’entrer dans le jeu, sinon de frapper avec lui « Aux Portes… ». Peut-être alors n’auriez-vous pas sifflé au moment le plus pathétique, peut-être ne vous seriez-vous pas moqués des scènes que vous croyez ratées.

Rater une scène! Les auteurs des Visiteurs du soir, des Enfants du Paradis, etc. Siffler Les Portes de la Nuit tandis que les pires navets sont applaudis chaleureusement.
Bravo tous… Continuez, c’est votre gloire de ne pas travailler pour les imbéciles? Qu’importe leur opinion, rappelez-vous Courteline : « Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet » et, comme le dit Prévert, par la bouche de Lacenaire, dans Les enfants du Paradis : « S’il fallait tuer tous les imbéciles… »

Et pourtant…

CARREFOUR, 13/12/1945 (François Chalais)
… Mais débarrassées d’un destin trop acharné, d’un demi-dialogue d’amour et de Mlle Nattier, Les Portes de la Nuit demeurent l’une de ces prouesses comme le cinéma en possède assez peu. Type même du film que seule l’équipe Carné, Prévert, Agostini, Trauner, Kosma pouvait imaginer, inconcevable chez d’autres esprits, sous d’autres cieux. Je vois mal, en effet, qui aurait pu régler avec davantage de minutie, de compréhension populaire aussi, la scène de la gifle au milicien ou celle du métro fermé. Tant d’efforts si merveilleusement concertés, tant de patience, une expérience à ce point fructifiée ont abouti là où la logique le laissait prévoir. Les Portes de la Nuit ne sont pas loin d’être un film admirable. Il suffit pour cela que ceux qui en sont les responsables consentent un dernier sacrifice : celui qui consiste à détruire une partie de ce qui leur a tant coûté de construire.
LA REVUE DU CINÉMA, 1/1/1947 (Jean-Georges Auriol)
La sentimentalité de Prévert, colorée d’une magie de quat’sous, et la recherche d’effets puissants de Carné se révèlent inopérantes, sans épices tels que le cynisme de Michel Simon (le Quai des brumes), le charme démoniaque de Jules Berry (Le jour se lève) l’attrait mystérieux d’Arletty (les Visiteurs du soir) ou sans le lyrisme (Jean-Louis Barrault) ou la sensualité (Jean Gabin) de certains interprètes… Découpeur savant, réalisateur volontaire autant que précis, monteur intelligent, n’est-ce pas au montage, cependant, que Carné laisse s’amollir la cadence de son oeuvre et se trompe en attendant trop de l’éloquence de ses images parfaitement travaillées, de l’ordonnance de sa mise en scène et du charme d’un accompagnement musical qu’il n’intègre pas toujours dans le mouvement du film?… Alors disons que les Portes de la nuit ne doivent pas se refermer entre le public et les auteurs, mais claquer définitivement sur la dernière image d’une période de la collaboration de Prévert et de Carné. Les associés doivent avoir autre chose à nous dire maintenant, autre chose et la même chose, que nous aimons à l’avance et que nous attendons d’un oeil gourmand…
L’ÉCRAN FRANÇAIS, 10/12/1946 (Georges Altman)
Ce n’est point parce que Les Portes de la Nuit s’égarent dans une histoire mal faite, qu’on ne doit pas marquer avec reconnaissance ce que le film apporte comme vue neuve et violente sur un Paris exténué de privations, pourri de marché noir, fané dans sa fraîcheur populaire, dans sa gouaille, dans les sourires de ses gars en casquette et de ses filles en cheveux, dans ce grouillement de misère et de rêve qui, jamais, à l’encontre des grandes capitales du monde, ne prend l’aspect d’une vie-troupeau ou d’une vie-robot. Comment ne pas voir que la couleur, que l’odeur, que le visage et que le timbre même de Paris, Carné, Prévert et Kosma les sentent mieux que tout autre ? Cette nouvelle preuve suffit pour que l’on traite avec égard une oeuvre qui n’est point parvenue à devenir un chef-d’oeuvre. Tout cela ne fait ni une faillite, ni un triomphe. Mais de beaux morceaux bâtis sur une erreur. Le cinéma est une étrange machine dont les prestiges qui brillent et courent comme l’eau vive peuvent aussi s’ensabler, même chez les meilleurs (…).
Alexandre ASTRUC (1946).
Les Portes de la Nuit marquent dans l’oeuvre de Carné et de Prévert une date d’un importance considérable. Plus que dans Quai des Brumes, Le Jour se lève, Prévert a mis l’essentiel de lui-même. C’est un événement dont il me paraît difficile de contester l’importance. Ce film choquera, décontenancera, arrêtera l’admiration. Il est de loin moins réussi que les oeuvres antérieures de l’équipe Carné-Prévert à laquelle nous sommes redevables de deux ou trois des meilleurs films français. Mais peut-être cet échec est-il plus intéressant que toutes sortes de réussite. Ce n’est pas tous les jours, après tout, que l’on peut saluer une oeuvre qui rompt aussi délibérément avec l’ensemble de la production (…)
Cinémonde 03/06/1947 Pierre BRASSEUR  .
Oui, oui, oui, c’est entendu… Bravo la technique! Surtout quand elle est parfaite… et bravo encore quand elle est signée Carné, ou autre nom de cette taille. Mais croyez-vous que la technique, la perfection et le grand nom suffisent à transporter une mauvaise histoire vers le succès? Je ne pense pas, pas plus qu’un bon acteur n’est capable de dissimuler un mauvais rôle. (Il n’y a pas seulement la technique de « la prise de vue », mais aussi celle, plus importante, de « l’intérêt dramatique ».) Nous avons tous besoin d’une histoire précise qui ne fait pas l’école buissonnière en route, avec des personnages qui ne se perdent pas dans les explications de leur for intérieur…
Si la poésie doit naître, elle naîtra de la vérité de l’histoire entourée du mystère ou du surnaturel de la mise en scène… ou bien d’une histoire abstraite présentée avec réalisme. C’est, je crois, ce décalage nécessaire qui existe dans Les portes de la nuit… ce qui n’empêche pas le détail d’être trop soigné par rapport au caractère schématique des personnages… Cette histoire devrait rester, pour avoir toute sa force, un chant révolutionnaire sans visage réel. Maintenant il est évident que Prévert et Carné ont le droit de faire ce qu’ils veulent; ils ont suffisamment de courage pour se défendre… et assez de sincérité et de précision pour être sûrs de leur point de vue, vis-à-vis d’eux-mêmes. A mon avis (ça c’est très personnel!), quand la guerre, cette grande putain malhonnête et impudique, plane comme un sujet prétentieux au-dessus d’une oeuvre, elle ne peut faire des dupes (les auteurs y compris)… ou des chefs-d’oeuvre qui, encore, ne sont souvent que des trompe-l’oeil. Résultats : Artifices! Artifices… d’artificiers.

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STORY (english)

In Jean Queval. Marcel Carne. New index series n°2 – BFI. November 1950.

Paris, February, 1945. On the metro, Diego for the first time meets Le Destin, in the guise of a tramp. Diego cornes out of the metro at Barbes-Rochechouart, outside which Quinquina and his daughter are selling their odd belongings. He goes to see the Lécuyer family. A discussion occurs between the Quinquina’s and M. Senechal, a landlord of shabby houles and building contractor, who has made a fortune during the German occupation. ln a restaurant we encounter Guy Senechal, his son, a mixed character who makes a living on the black market, as well as Malou, his sister, just back in France with her rich husband, Georges, The ubiquitous tramp is there again. He foretells the death of a fortune-teller, has enigmatic words for Guy, and shows Malou to Diego.
After a quarrel, Malou leaves her husband, escaping his violence with the tramp’s help. She goes to her father, who pretends sympathy and leaves her a pile of banknotes. Diego, staying with the Lécuyer’s, is taken to Senechal’s warehouse, into which Malou wanders. Diego and Malou discover affinities, under the tramp’s eager supervision. Simultaneously, Guy has returned to pack up. He is accused of having informed on resistance plans and people. He wants to seek refuge in Spain. He takes the banknotes left by his father for Malou, when M. Senechal cornes in, and they quarrel. Diego and Malou overhear ; Diego recognises in Guy the young man who informed on Lécuyer, and beats him up. Quinquina is looking for his daughter Etienette, out with a boy-friend. He meets the tramp instead. Guy Senechal is wandering along the bank of the 22Canal Saint-Martin, in which the corpse of the fortuné-teller has been found. He meets the tramp. Georges also happens to be there, still looking for his wife. He takes Guy with him in his car. In a small café, two couples are reposing : Diego and Malou, Etienette and her boy-friend. The tramp utters harsh words to Diego. Coming out of the café, Diego and Malou meet Georges and Guy. Georges, out of his sennes, shoots Malou, who is mortally wounded. Diego helps Georges to take Malou to hospital : Guy runs away and commits suicide on the railway track. In hospital, Malou dies. Diego goes out at dawn. Barbes-Rochechourat station is opening again. In Paris, life goes on.

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COMMENTS (english)

In Jean Queval. Marcel Carne. New index series n°2 – BFI. November 1950.

The reasons behind the production of this film account, to a great extent, for its failure. Pathé wanted Carné to make a film starring Marlene Dietrich< and Jean Gabin. A suitable script had to be found. Once the decision was made to base the script on the ballet written by Prévert and Kosma which was called Le Rendez-vous, and had been danced by Marina de Berg and Roland Petit at the Sarah Bernhardt theatre both Dietrich and Gabin refused to play in it. Their reasons were not stated, but quite possibly one of them was that they felt this was going to be an impossible film. That it turned out so is undeniably due in part to the players who took the parts intended for the stars. Nathalie Nattier seemed an anonymous, insipid personification of pulchritude ; and whether Yves Montand, a singer of lively talent and a real person, could act at all, stil] remained to be seen after Les Portes de la Nuit.
But Prévert must be held responsible for the inevitable failure of a film with such an improbable story. One side of it portrayed everyday life in a Parisian suburb, in the days immediately after the war, when much argument and occasional street incidents occurred on the question of suspected collaborators. This provided the environment, and some plausible material. The other side showed Fate masquerading as a tramp and numerous coincidences set in motion by him ; also, the young hero tells the heroine that he had heard her singing on the radio while they were both in the United States, and they had both just failed to meet on a South Sea Island. One is left wondering why a writer like Prévert could ever have thought of combining two such stories. His naive, poetic belief, furthermore, in the existence of two parallel worlds—one dedicated to good and peopled with working-class characters, the other dedicated to evil and peopled with bourgeois and would-be bourgeois—led him into some crude, improbable and silly characterisations. Characterisation is hardly the word ; these people are mere figureheads on a pack of cards, shuffled by Fate—played by Jean Vilar in a battered hat, his staring, feverish look heightened by Agostini’s ingenious photography. A plot composed of formal, gratuitous incidents may suit the ballet, but is incongruous in a tale with realistic characters in realistic surroundings.
The fine technique of the film increased the uneasy feeling of a divorce between style and subject. The set-pieces—the railway, Paris at dawn, the Canal Saint-Martin, deserted streets—were hardly novel. The narrative is slow, except for the brilliantly edited scene of Guy Senechal’s suicide, and its method does not bring life to a story encumbered with too many characters with too many mannerisms. The wonderfully contrasted photography and unrelenting maitrise cannot really excuse a film which took eight months to make—a quite exceptional time in the French cinema—and cost (an unheard-of sum at the tune) 120,000,000 francs.
Sets and general artificiality had much to do with this fantastic cost. An artificial channel was dug in the lands at Joinville, and filled with water ; a small faubourg was erected alongside ; thirty railway engins were requisitioned ; and finally, Carné was much reproached for having asked Trauner to rebuild in the studio the entrance and the stairs of Barbes-Rochechouart station, on the grounds that it would not have been easy to shoot on location out of hours at night. This studio tube station and the considerable adverse publicity it received was to cause Carné a good deal of unpleasantness and difficulty in his forthcoming negotiations with producers.
Coming after Carné’s previous work, the use of sets generally was anything but distinguished. As might be expected, the scene of the hero and heroine dancing amid the shabby background rubble of the warehouse, failed to convey the lyrical effect intended by Prévert. Kosma’s music was discreet, pleasant, effective. On the actors and actresses, it would be unfair to pass judgment.
 » Flore and the Deux Magots—two cafés fashionable on the Left Bank among intellectuals—are not close to Aubervilliers and the Canal Saint-Martin ; but nothing is easier than to cross a few bridges. . . . This  » black ‘ film is, technically, cleverly contrived throughout. Pyschologically, it is far more debatable, and the improbability of its numerous coincidences makes it, more than once, artificial in the extreme. From this point of view, the scene in the warehouse where Diego and Malou meet is deplorable, not to say ludicrous. » (Henry Magnan, Le Monde, December 12, 1946.)

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Photographies rares de la collection Michel Giniès

Les photographies proviennent de la collection personnelle du photographe et collectionneur Michel Giniès.

Avec son aimable autorisation.

Tous droits réservés (c)

Nathalie Nattier et Yves Montand (photographie : Raymond Voinquel)


Nathalie Nattier et Yves Montand (photographie : Raymond Voinquel)

 

Nathalie Nattier et Yves Montand (photographie : Aldo)


Carette (photographie : Raymond Voinquel)

Saturnin Fabre et Serge Reggiani (photographie : Aldo)

 

Yves Montand (photographie : Roger Forster)

 

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Affiches

 

Affiche 60×80 – Collection privée Michel Giniès

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RARES PHOTOGRAPHIES DU TOURNAGE (collection Jean Atanassian)

– tous droits réservés – (c) –

Avec l’aimable autorisation de Jean Atanassian.

Les photographies suivantes appartiennent au chef électricien Jean Atanassian.

En effet, dans la famille Atanassian, on est électricien de père en fils et même de grand-père en petit-fils car le grand-père de Jean Atanassian était chef électricien sur le tournage des Portes de la nuit de Marcel Carné en 1946.


On aperçoit donc sur cette photographie, Mirhan Atanassian portant la cravate à gauche du projecteur, Marcel Carné étant derrière la caméra avec un chapeau.

Jean Atanassian nous apprend que son grand-père était d’origine arménienne. Il a débuté aux studios de Joinville dès 1927 en répondant à une annonce de la société Pathé-Nathan. Il a travaillé sur tous les grands Gabin d’avant-guerre (La Bandera, Pépé le moko, Le Jour se lève). Mirhan Atanassian (qui utilisait également les diminutifs Atan et Atanaz) n’apparait pas dans les crédits car « à cette époque les ouvriers ne figuraient pas au générique des films ».

Il est décédé dans les années 50.


Le père de Jean Atanassian a lui commencé sa carrière sur le tournage des Enfants du paradis en 1943 et l’a terminé sur le film inachevé de Marcel Carné : Mouche en 1992.


Quant à Jean Atanassian (qui a aussi travaillé sur Mouche) il travaille toujours dans le cinéma, notamment sur le prochain film de Jean-Jacques Annaud.

Merci à lui de nous avoir donner l’autorisation de reproduire ces photographies rares.

Malheureusement le nom du photographe est inconnu, si vous le connaissez, contactez-nous que nous le créditions.

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LIENS

1 – La page consacrée au film sur le site incontournable DVDTOILE.
2 – Une critique du film (Attention au format PDF) sur le site du CINE CLUB de NORMALE SUP’.
3 – Les paroles du thème du film « Les Feuilles Mortes » sur le site dédié à JOHNNY MERCER
4 – Une chronique du film sur le site du THECINEMA (spanish/espanol review).
5 – Une chronique du film sur le site de TIME OUT.(english review).
6 – Une page sur l’un des lieux du tournage du film, le Carrefour de l’Evangile, sur le blog Paris Perdu.

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LA SCENE DES ENFANTS QUI S’AIMENT (Dailymotion)

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4 Commentaires

  1. Publié le 28 mars 2013 à 8 h 44 min | Permalien

    immortelle musique, histoire allégorique….
    « Les enfants qui s’aiment » et déjà l’air des « Feuilles mortes »….
    Carné, Prévert, Kosma, Roland Petit….poésie, musique, geste, esthétique et métaphore… quel tragique rendez-vous « Les portes de la nuit » en ces temps d’angoisse et de désespoir. Jeanne Marie

  2. sirene
    Publié le 12 janvier 2016 à 22 h 51 min | Permalien

    Merci de ce beau reportage , photographique .. <3<3

  3. SIRENE
    Publié le 12 janvier 2016 à 22 h 53 min | Permalien

    Merci , ce Beau reportage photographique Cinématographique

  4. MARY Maurice
    Publié le 5 septembre 2016 à 23 h 35 min | Permalien

    J’ai vu ce film en 1947 ( à 18 ans ) et j’ai été enthousiasmé . Mais il y avait quelque chose qui me genait sans savoir quoi . C’est beaucoup plus tard que j’ai su que les rôles principaux devaient être tenus par Gabin et Dietrich ! La pauvre Nathalie Nattier a fait ce qu’elle a pu et Yves Montand trop jeune et encore mal dégrossi pour un tel rôle . J’ai une grande tendresse et de la nostalgie qui vient surement de l’occupation et des délations dont ma famille a été victime . Merci pour cette analyse !

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