Bibliographie de Marcel Carné

1 – L’Autobiographie de Marcel Carné.

2 – Les Monographies sur les films de Marcel Carné.

3 – Ouvrages sur les films de Marcel Carné.

  1. Les livres sur les films de Marcel Carné.
  2. L’Avant-Scène Cinéma : les découpages intégraux après montage.
  3. Les livres-films publiés chez Balland en 1974.
  4. Les scénarios publiés chez Gallimard sous la direction d’André Heinrich en 1988 et 1989.
  5. Les versions romancées des films de Marcel Carné.
  6. Les scénarios publiés à l’étranger (non exhaustif).

4 – Études thématiques sur les films de Marcel Carné.

 

Vous retrouverez sur cette page tous les livres sortis (à notre connaissance) sur Marcel Carné et ses films.

Ont été exclus les ouvrages ne parlant que partiellement de ces films ou de son auteur.

Bien entendu, cette page sera mise à jour au fur et à mesure de l’édition de nouveaux ouvrages.

 

Marcel Carné, Jacques Prévert, Alexandre Trauner : Les Magiciens du Cinéma.

J’ai le plaisir d’être le co-auteur de ce livre avec NT Binh et Jean-Pierre Jeunet qui est sorti le 25 octobre 2012 aux éditions Les Arènes.

Jacques PrévertAlexandre Trauner et Marcel Carné ont créé parmi les plus belles histoires d’amour portées à l’écran.

Ensemble, en dix ans, ils ont donné au cinéma français ses plus grands chefs-d’oeuvres.Drôle de drameHôtel du NordLe Jour se lèveLe quai des brumesLes Visiteurs du soir,Les Enfants du paradisLes Portes de la nuit

Des documents inédits ou rares, reproduits en fac-similé, permettent de se redécouvrir l’univers du cinéma des années 1930-1940  :
affiches de films, scénarios annotés par Carné, manuscrits de Prévert, décors de Trauner, partitions de Kosma, revues de cinéma…

 

Certaines chroniques de livres proviennent de la Bibliographie sélective éditée par la Bibliothèque du film de la Cinémathèque française (octobre 2012).

Disponible en PDF à l’adresse suivante : www.cinematheque.fr/fr/bibliotheque-film/ressources-repertoires/bibliographies-selective.html.

Signalons qu’alors ces ouvrages sont en consultation à la Bibliothèque du film de la Cinémathèque française.

Avec l’aimable autorisation de la  Bibliothèque du film de la Cinémathèque française .

1 – L’Autobiographie de Marcel Carné

Voici les trois éditions de l’autobiographie de Marcel Carné, la dernière étant parue quelques mois avant sa mort :

 

 

La Vie à belles dents, Marcel Carné, Editions Jean-Pierre Ollivier, 1975.

C’est dans cette première édition que Marcel Carné écrit ce passage qui sera modifié par la suite à partir de l’édition Belfond (1989) :

Pourquoi fallait-il toujours que ce soit l’étranger qui m’honore et me fête, et que dans le pays qui est le mien, où je suis né, je ne rencontre qu’attaques, sarcasmes ou même dédain de la part de ceux qui font profession d’aimer un Art auquel j’ai consacré ma vie ? (p.440)

 

 

Invitation à la séance de dédicace à Paris en 1975.

 

 

La Vie à belles dents (nouvelle édition revue et augmentée), Marcel Carné, Ed. Jean Vuarnet, 1979.

Cette édition contient de nombreuses photographies dont certaines n’ont pas été reprises dans les éditions suivantes.

 

 

La Vie à belles dents (souvenirs), Marcel Carné, Belfond, 1989.

A partir de cette édition, il est révélateur que Marcel Carné modifie la fin de la phrase pré-citée et écrit :

« … de la part de ceux qui font profession d’écrire sur un art auquel j’ai consacré ma vie. »

 

 

Ma Vie à belles dents (mémoires), édition définitive, Marcel Carné, L’Archipel, février 1996.

Témoignage essentiel pour qui veut appréhender le cinéaste, cette autobiographie éclaire par ailleurs près d’un demi-siècle d’histoire du cinéma.

Au-delà des anecdotes qui, par petites touches, racontent ses débuts, sa personnalité, ses aspirations et ses combats, ces mémoires dessinent un monde qui vibre et s’agite autour du cinéma : le public et ses
attentes, la presse et la profession, les producteurs et la censure.

Les souvenirs s’entrelacent, avec comme toile de fond l’histoire de France et mettent en scène des personnalités d’exception, entre autres : René Clair, Jacques Feyder, Alexandre Kamenka, Raoul Ploquin, Joseph Kosma et Alexandre Trauner, Jean Gabin, Françoise Rosay, Michèle Morgan et bien sûr son ami et collaborateur Jacques Prévert.

À noter, un inventaire complet de tous les films qui ne verront pas le jour et le récit des spectacles audiovisuels qu’il réalise en fin de carrière et pendant près de neuf ans.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Gusto di vita est la traduction italienne par Anna Silva de Ma Vie à belles dents.

Paru en 1982 chez l’éditeur Longanesi.

 

Haut de page

 

2 – Les Monographies sur les films de Marcel Carné

par ordre chronologique.

 

 

Marcel Carné, sa vie, ses films, par Bernard-G. Landry, Jacques Vautrain, 1952.

Consultez ce livre (qui est pour nous Le livre indispensable sur Carné) sur notre page spéciale.

Biographie qui présente aussi bien les débuts de Marcel Carné que ses particularités stylistiques, narratives et visuelles.

Bernard-G. Landry s’attache à situer le cinéaste dans l’histoire du cinéma, s’arrêtant sur ses mentors et sur les influences qui ont nourri son cinéma.

Il livre les réactions de la presse et de la profession face à ce réalisme particulier qui allie sobriété et poésie, dans une construction qui s’approche du théâtre. L’auteur décrypte le tandem Prévert/Carné et détaille ce qui dans leurs réalisations est le propre de l’un et de l’autre. Pessimisme de Carné versus optimisme de Prévert… Un Prévert entier, presque naïf, un Carné moins emporté, plus nuancé…

Outre la mine d’informations que constitue l’ouvrage, ce texte, écrit avec à peine dix ans de recul vis-à-vis des films et des évènements relatés, propose une lecture de l’œuvre inachevée de Carné alors que tout est encore frais dans les mémoires. Il s’agit presque d’une image prise sur le vif, alimentée par de nombreux extraits de la presse de l’époque.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Marcel Carné par Jean Quéval, collection « Septième Art », Le Cerf, 1952.

Consultez notre page spéciale.

Journaliste sportif puis critique de cinéma, notamment à L’Ecran français, Jean Queval est aussi un des membres fondateurs du groupe OuLiPo.

Observateur passionné, Jean Queval attend d’un cinéma qu’il estime maintenu dans un infantilisme évident par une censure mal réfléchie, qu’il montre la réalité sociale sans tomber dans les travers du discours politique, qui annihilerait toute poésie et serait de la mauvaise propagande.

À travers une analyse critique du cinéma dans son ensemble donc, l’auteur commente l’œuvre de Carné et souligne ses spécificités, notamment sa nouveauté, son style et sa technique.

Pour chacun des films du cinéaste, Jean Queval réalise une analyse extrêmement fouillée, dont le maître mot est : un niveau de sévérité qu’appellent les œuvres et les créateurs sérieux.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Marcel Carné par Jean Quéval, New Index Series n°2, Bristish Film Institute.

 

 

Marcel Carné par Jacques Meillant, Bruxelles, Club de Livre de Cinéma, 1957.

Consultez notre page spéciale.

 

 

Marcel Carné par Robert Chazal, collection « Cinéma d’aujourd’hui » n° 35, Seghers, 1965.

La biographie détaillée couvre largement l’ensemble de la carrière de Carné.

Chazal replace Carné dans le contexte du milieu des années soixante, période à partir de laquelle son œuvre est de plus en plus décriée et jusqu’à l’échec cuisant de  Trois chambres à Manhattan (1965) à la Mostra de Venise.

Toutefois, Chazal montre que les films comme Le jour se lève, Les Enfants du paradis, Les Visiteurs du soir, Drôle de drame et Le Quai des Brumes font indéniablement partie du patrimoine cinématographique français.

La biographie est élogieuse et son auteur se montre admiratif de l’œuvre de Carné qu’il considère comme le plus authentique cinéaste du petit peuple de Paris. La monographie retrace les débuts de Carné, sa rencontre avec Françoise Rosay, sa carrière de critique à Ciné-Magazine et Hebdo Films. Notons un panorama de critiques des films de Carné, de textes choisis par le réalisateur et d’extraits d’entretiens.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Marcel Carné / Марсель Карне par A. Sokolskaya, Ed.Arts (Искусство). 1970.

en russe (URSS)

 

 

Marcel Carné par Roberto Nepoti, La Nuova Italia, Octobre 1979

en italien

 

 

Les Films de Carné, par Michel Perez, Ramsay, 1986.

L’ouvrage de Perez analyse l’œuvre de Carné film par film, à l’aide d’une riche somme iconographique. L’auteur s’attarde sur le style du cinéaste et son apport indéniable comme metteur en scène de studio, le plus grand du cinéma français d’après lui.

Il pose la question du malentendu né des cinéastes de la Nouvelle Vague qui, selon lui, ont survalorisé des exécutants de studio talentueux (Hawks par exemple) en leur décernant le titre d’auteur, quand les mêmes reprochaient à Carné de s’entourer des meilleurs mais de n’être qu’un bon technicien sans créativité.

À partir de l’analyse de ses méthodes de travail, l’auteur démontre, au contraire, qu’à la manière d’un artisan méticuleux et investi, Carné travaillait sur tous les aspects techniques et artistiques de ses films, annihilant
l’étiquette galvaudée de simple exécutant dénué d’un talent propre.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

La réédition de 1994.

 

 

Child of Paradise, Marcel Carné and the Golden Age of French Cinema, par Edward Baron Turk, Harvard University Press, Cambridge, Massachusetts et Londres, 1989.

en anglais

 

 

Marcel Carné et l’âge d’or du cinéma français 1929-1945, Edward Baron Turk, L’Harmattan, 2002.

Ecoutez l’entretien exclusif d’Edward Turk avec Marcel Carné sur notre page spéciale.

L’auteur a choisi de circonscrire son étude de l’œuvre de Marcel Carné à une période bien définie : de 1929, année où il débute au cinéma comme assistant-opérateur, à 1945, qui marque un tournant dans la carrière du cinéaste. L’étude se veut la plus complète possible et, loin de se concentrer uniquement sur l’artiste et ses films, elle s’attarde sur les faits sociaux et historiques.

La question de l’homosexualité est abordée et l’auteur démontre comment elle a irrigué l’œuvre du cinéaste, parfois même de manière souterraine. Elle reprend aussi les critiques acerbes pour tenter de démêler l’écheveau d’incompréhensions autour de Carné et de répondre aux nombreux détracteurs du cinéaste, et à la relative indifférence, voir au dédain de l’université à son encontre. La grande qualité de l’ouvrage est de ne pas céder aux lieux communs fréquemment présents dans un certain nombre de textes français.

L’ouvrage de Turk, malgré l’absence d’analyse du reste de la carrière de Carné, est la biographie de référence sur le cinéaste à ce jour.

Il est à préciser que la version traduite en français est légèrement plus courte que sa publication originale en langue anglaise.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Marcel Carné, classique du cinéma français par Krzysztof Trojanowski, Edition de l’université Nicolas Copernic (Torun), 2011.

en polonais

 

 

Marcel Carné par Jonathan Driskell, Manchester University Press (2012).

en anglais

 

 

Marcel Carné, le môme du cinéma français par David Chanteranne, Ed.Soteca, 2012.

S’appuyant sur ses archives personnelles et des entretiens inédits, levant le voile sur les répliques célèbres («T’as de beaux yeux tu sais », «Atmosphère, atmosphère ») ou la chanson Les Feuilles mortes, ce livre permet de suivre le processus de création de vingt-deux films parmi les plus célèbres de l’histoire.

Historien et journaliste, David Chanteranne est rédacteur en chef de plusieurs magazines d’histoire. Ancien élève de Jean Tulard, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Napoléon à l’écran (Nouveau Monde Éditions) et a travaillé pendant trois années sur les Archives Carné.

Source : dossier de presse

 

Haut de page

 

3 – Ouvrages sur les films de Marcel Carné

 

1- Les livres sur les films de Marcel Carné.

 

 

Alba Tragica (Le Jour Se Leve)
Le scénario illustré de photogrammes tiré du film, Editoriale DOMUS, 1945.

Consultez notre page spéciale.

Alba tragica (titre italien de Le jour se lève) est une monographie du film de Marcel Carné parue en mai 1945, issue de la très soignée collection Cineteca Domus.

Présentée sous la forme d’une introduction à l’œuvre, elle est suivie d’une analyse par scène à partir de 120 photogrammes.

Pour Glauco Viazzi, Le jour se lève se singularise dans la filmographie de Carné par son ton, entre drame et grotesque, mais aussi par le fait qu’il est totalement inscrit dans son époque, reflétant les diverses tendances du cinéma hexagonal. Construit comme une tragédie (unité de temps, de lieu et d’action) entrecoupée de flashbacks, son sujet est un huis-clos où un homme, seul et vulnérable, est vaincu par un destin implacable. 

Après cette exploration thématique et contextuelle du film, l’auteur analyse ses différents aspects techniques (scénario, photo, décors, musique).

Un ouvrage très moderne, réalisé à partir d’images, avec une filmographie du réalisateur en annexe.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Aux portes de la nuit, le roman d’un film de Marcel Carné, par Marcel Lapierre, La Nouvelle Edition, 1946.

 Consultez notre page spéciale.

Historien de cinéma, Marcel Lapierre a très bien connu Carné.

Cet ouvrage relate les péripéties du film, présente Carné en tant que personne et réalisateur de cinéma, ainsi que l’évolution de sa relation avec Prévert.

Il souligne les multiples facettes du travail de Carné, sa méticulosité et son exigence tout autant pour le décor ou les costumes que pour le jeu des acteurs.

Il apporte une grande quantité d’informations sur le film, sur Carné et sur Prévert. 

Livre indispensable pour tout travail sur Carné, il n’a pas été réédité depuis, mais on peut trouver des extraits et des photos sur :
http://www.marcel-carne.com

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Les Visiteurs Du Soir,
Scénario de Jacques Prévert et Pierre Laroche, La Nouvelle Edition, 1947

Consultez notre page spéciale (la préface de Mac Orlan).

Scénario du film Les Visiteurs du soir, préfacé par l’écrivain Pierre Mac Orlan dont Marcel Carné avait par ailleurs adapté le roman Quai des brumes en 1938 : sorte de long poème en prose qui chante la poésie de l’image animée et de ses maîtres Carné, Prévert et Arletty.

Le scénario est suivi par un florilège de critiques dont les auteurs sont parfois très connus, tel Barjavel ou Audiberti.

À noter, le texte lauréat du concours de la meilleure critique amateur, qui eut lieu en zone sud en 1942, et dont l’auteur n’est autre que le collégien Roger-Marc Theron, futur collaborateur reconnu de l’Ecran Français.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Le scénario original de Jacques Prévert avec de nombreux entretiens de techniciens et comédiens ayant participé au film.

Editions de Monza, 2000

Consultez notre page spéciale.

Un texte revient sur la genèse du scénario et le tournage du film qui fut compliqué.

Il s’agit du scénario d’origine de Prévert.

Les témoignages de certains collaborateurs techniques et artistiques permettent une approche intéressante du processus créatif, à travers la multiplicité de regards des différents intervenants.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Le scénario original de Jacques Prévert.

Paru chez Gallimard (2012)

Avec un avant-propos de Carole Aurouet sur la genèse des Enfants du paradis.

Contient également un très beau cahier illustré de 16 pages avec des reproductions de documents rares (photographies, lettres et extraits des carnets de Jacques Prévert).

Cahier annoté par Carole Aurouet.

 

 

Haut de page

 

2 – L’Avant-Scène Cinéma : les découpages intégraux après montage.

par ordre chronologique.

 

 

Les Visiteurs du soir (n° 12, 15 février 1962) ;

Consultez notre page spéciale.

Roger RÉGENT, « Le temps des révélations »

Présentation du film par l’auteur, suivie du découpage du film plan à plan et du texte intégral des dialogues.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Le Jour se lève (n° 53, novembre 1965) ;

 Consultez notre page spéciale.

 

 

Les Enfants du paradis (n° 72-73, juillet-septembre 1967) ;

 Consultez notre page spéciale.

 

 

Nogent, Eldorado du dimanche + Les Jeunes Loups (n° 81, mai 1968) ;

Consultez notre page spéciale.

Quarante ans après son tournage, et alors qu’on le pensait perdu, le film peut enfin être présenté au public grâce à une copie retrouvée par Marcel Carné.

L’Avant-Scène présente plusieurs photogrammes légendés par les cartons du générique, tandis qu’Albert Palle en fait le récit, sous une forme presque romancée.

Quelques mots de Jean Mitry retracent la jeunesse de Carné et de cette génération qui jetait Feuillade et les précurseurs du cinématographe aux orties, forts de la certitude d’être l’avant-garde, tout
comme la Nouvelle Vague le fera en 68 avec les « anciens ».

Pour sa part, Michel Aubriant note les points communs entre les tenants de la Nouvelle Vague et le réalisateur de Nogent, Eldorado du dimanche. On trouve également un florilège de critiques datant de la sortie du film en 1929.

À noter, ce numéro spécial Carné propose par ailleurs le découpage et les dialogues in extenso du film Les Jeunes Loups.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Drôle de drame (n° 90, mai 1969) ;

Consultez notre page spéciale.

 

 

Le Quai des brumes (n° 234, 15 octobre 1979) ;

Consultez notre page spéciale.

Relatée par Carné lui-même, la genèse de l’adaptation du roman éponyme de Pierre Mac Orlan, « dont on ne retrouve pas grand-chose dans le film ». Carné détaille les embûches
qu’il dut contourner pour la réalisation de ce projet en 1938, l’intrigue, à l’origine située à Montmartre, étant d’abord transposée à Hambourg, coproduction franco-allemande avec l’UFA oblige, puis au Havre, après moult démêlés avec la censure et la frilosité des producteurs.

Le tournage se fait sous la pression de Gregor Rabinovitch, le producteur, et Simon Schiffrin, directeur de production, tous deux très inquiets quant à l’avenir du film auprès du public, le trouvant trop long, décadent et « sale ». La première projection privée, le 18 mai 1938, est saluée par un silence de mort.

On sait aujourd’hui quelle fut la destinée de ce film.

On trouve dans ce numéro le découpage du film plan à plan et le texte intégral des dialogues.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Hôtel du nord (n° 374, octobre 1988) ;

Consultez notre page spéciale.

Claude BEYLIE, « Carné le faubourien »

Claude Beylie introduit ce numéro spécial par un appel à la réhabilitation d’un film considéré par nombre de critiques comme l’un des plus faibles de Marcel Carné, et qu’il convient selon lui de placer au faîte de « la mythologie canaille » qui est la marque de fabrique du réalisateur, la veine dans laquelle s’épanouit de manière magistrale sa « poésie crapuleuse », résumé en un mot fétiche : « Atmosphère » !

Jean KERMABON, « La modestie des artisans, entretiens avec Marcel Carné et Alexandre Trauner »

Carné relate la création du film, initiée par la demande du producteur de faire un film avec Annabella ; sa production chaotique, Jeanson sabotant les dialogues des deux jeunes premiers, Annabella et Jean-Pierre Aumont, qu’il n’aimait ni l’un ni l’autre ; son étonnement devant les réactions du public aux scènes d’Arletty, dès les premières projections (« C’était la première fois qu’on riait à mes films »). L’actrice, alors débutante, connut dès lors l’ascension foudroyante que l’on sait, cependant que le petit hôtel lépreux du quai de Jemmapes devenait l’objet de toutes les attentions touristiques : « ‘’Et voici l’hôtel du Nord, c’est là que Marcel Carné a tourné son fameux film’’… alors que nous avions tout reconstitué en studio ! »
À la suite, Trauner explique que le parti-pris de reconstituer intégralement le décor du canal Saint-Martin à Billancourt fut avant tout motivé par des raisons financières, fermer le quai de Jemmapes le temps du tournage s’avérant excessivement coûteux. La curiosité que suscita le décor ainsi créé fut telle (Picasso lui-même venant visiter les studios) que le producteur l’amortit grâce à la publicité qui l’entoura.

Michel MARIE, « Les cent sous de Nazarède »

Une étude thématique du film qui s’ouvre sur sa genèse et sa mise en œuvre, avec un rappel du recueil d’Eugène Dabit dont fut adapté le scénario, et la présentation des interprètes. Marie analyse ensuite le rôle structurant du pont du canal Saint-Martin, frontière et passerelle entre le monde réel et le monde fantasmé du départ (suicide/voyage), mais aussi lieu du travail rédempteur (l’écluse et l’hôtel où s’opère la résurrection de Renée) et de la convivialité cérémonielle qui inaugure et clôt le film (l’hôtel où a lieu la communion inaugurale, et les berges où se fête le 14-Juillet).

Enfin, il livre une analyse psychanalytique, sous-tendue par les thèses de Mélanie Klein, de l’évolution de l’héroïne, femme-enfant qui deviendra femme par le passage initiatique du suicide, puis le triomphe sur la mauvaise Mère (Mme Raymonde, Arletty, la rivale œdipienne), et finalement le rejet du Père fantasmé (Edmond, Louis Jouvet), sous la tutelle de la bonne Mère (Mme Lecouvreur).
En bonus, une charmante appréciation de la vedette Annabella (Renée) par Marcel Carné, dans ses mémoires : « Son talent ne cassait pas les meubles… Quand on avait déclaré « elle est gentille », on avait résumé la situation… Ce à quoi les producteurs vous rétorquaient péremptoirement « oui, mais elle se vend bien ».

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Thérèse Raquin (n° 433, juin 1994) ;

Consultez notre page spéciale.

Le scénario est découpé plan à plan, le dialogue est in extenso, l’ensemble est abondement illustré.

Un mini dossier est consacré au cinéaste : « Marcel Carné et l’âge d’or d’un réalisme rêvé » par Yves Thoraval. Il parcourt l’œuvre de Carné en l’axant sur le lien qu’entretient son cinéma avec Paris, toile principale de l’intrigue de la plupart de ses films, dans lesquels l’amour, condamné d’avance par la société, semble être le seul réel thème récurrent de son œuvre.

« Thérèse Raquin… et la critique » est une revue de presse du film, pendant sa préparation et au moment de sa sortie. La presse accueille favorablement l’adaptation, même si le film n’est pas exempt de défauts.

La critique célèbre la « patte Carné » et c’est finalement la grande qualité du film.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Les Enfants du paradis (n°596, octobre 2012)

La nouvelle édition du numéro paru en  juillet-septembre 1967.

Signalons qu’exceptionnellement cette édition ne contient pas le découpage du film mais plus de 60 pages spéciales sur ce film hors-norme avec des articles signés par : Jean Ollé-Laprune, Jean A.Gili, René Marx et Pierre-Simon Gutman, Anne-Marie Baron, Anne-Emmanuelle Demartini, Italo Manzi, Estelle Bayon, Yves Alion, Laurent Akmin.

 

Haut de page

 

3 – Les livres-films publiés chez Balland en 1974

 

Les Visiteurs du soir (1974).

Livre-film publié par les éditions Balland, « Bibliothèque des classiques du cinéma » (photogrammes légendés par les dialogues du film).

Préface de Jean-Louis Bory. Filmographie des principaux comédiens et techniciens du film.

Consultez notre page spéciale.

 

 

Drôle de Drame (1974).
Livre-film publié par les éditions Balland, « Bibliothèque des classiques du cinéma» (photogrammes légendés par les dialogues du film).

Consultez notre page spéciale ainsi que l’entretien de Marcel Carné, celui de Pierre Prévert, celui de Michel Simon et la préface de Jean-Louis Barrault.

Jean-Louis Barrault écrit la préface trente-sept ans après la sortie du film. Il définit Drôle de drame comme un film d’avant-garde, d’une « liberté totale d’expression » faisant la « synthèse de l’humour et de la poésie ».
Il s’agit du scénario définitif, celui que l’on trouve dans le film. Il est abondamment illustré de photogrammes du long métrage.

En annexe, on trouve de courts entretiens de Marcel Carné, de Pierre Prévert et de Michel Simon à propos de leur collaboration sur le film, ainsi qu’une bio-filmographie des acteurs et techniciens.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Les Enfants du paradis (1974)

Livre-film publié par les éditions Balland, « Bibliothèque des classiques du cinéma» (photogrammes légendés par les dialogues du film).

Consultez notre page spéciale, l’entretien de Marcel Carné ainsi que la fameuse préface de Didier Decoin qui ne cite pas une seule fois Jacques Prévert.

La préface est de Didier Decoin.

Il s’agit du scénario du film tel qu’il est sorti en salles.
L’ensemble est richement illustré.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

Haut de page

 

4 – Les scénarios publiés chez Gallimard sous la direction d’André Heinrich en 1988 et 1989.

 

Jenny et Le Quai des brumes,
Scénarios de Jacques Prévert, Gallimard, 1988.

Consultez notre page spéciale ici et .

Cet ouvrage reproduit les scénarios originaux et propose pour chaque film une introduction permettant de contextualiser le travail scénaristique effectué en amont de la réalisation des films. De nombreuses photos de plateau et de tournages sont réunies.

La préface de Marcel Carné relate sa rencontre avec Prévert et leur première collaboration sur le projet Jenny. André Heinrich analyse les causes de la réception critique mitigée du Quai de brumes, un film que le public célébra pourtant en masse.

Le travail entre Gabin et Carné est évoqué, et l’adaptation du roman de Pierre Mac Orlan est analysée et comparée. Les passages coupés par la censure sont indiqués, ainsi que les séquences dialoguées qui ne furent pas tournées.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

La Fleur de l’âge et Drôle de drame
Scénarios de Jacques Prévert, Gallimard, 1988.

Consultez notre page spéciale.

Le scénario initial de Drôle de drame présente quelques variations par rapport au film effectivement tourné.

Cette version ici publiée permet de le comparer avec le film sorti en salle.

Dans une seconde partie, Heinrich revient sur le développement chaotique d’un projet qui ne vit jamais le jour, La Fleur de l’âge, dont le tournage avait commencé à plusieurs reprises mais qui fut stoppé puis censuré par le ministère de la Justice pour des questions « morales ». Le scénario est édité dans sa totalité.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

Le Crime de monsieur Lange et Les Portes de la nuit,
Scénarios de Jacques Prévert, Gallimard, 1990.

Consultez notre page spéciale.

La réunion en un même volume de ces deux scénarios est liée à l’idée de continuité historique des mouvements de gauche.

Le premier témoigne des espoirs du Front Populaire, le second traduit les désillusions de la Résistance et l’impunité de bon nombre de collaborateurs.

André Heinrich résume la réalisation du film de Carné, les problèmes qu’il a rencontrés ainsi que la critique à la sortie du film en France et en Allemagne.

Le scénario contient des passages originaux qui ont été modifiés ensuite et en annexe deux scènes entières, qui ont été changées dans la version définitive.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

Haut de page

 

5 – Les versions romancées des films de Marcel Carné.

 

Les Tricheurs (version romancée),
par Françoise d’Eaubonne, Seghers, 1959

Consultez notre page spéciale.

Une année après la sortie du film en France, les Éd. Seghers publient la version romancée du scénario écrit par Jacques Sigurd et Marcel Carné.

Le roman, écrit par l’écrivaine féministe Françoise d’Eaubonne, reprend et approfondit les thèmes majeurs du film.

Dans une ambiance existentialiste « jazzy » post Saint-Germain-des-Prés, une certaine jeunesse expérimente la marginalité, la sexualité et exprime un malaise existentiel évident.

Cet ouvrage, épuisé et non réédité, constitue un témoignage atypique sur la perception de l’œuvre de Marcel Carné et sur les questionnements sociétaux dont le réalisateur s’est fait le porte-parole.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

 

L’édition parue chez Marabout collection en 1961 (n°261).

 

 

Todos somos culpables (Les Tricheurs) : la traduction espagnole par ‎Fernando Gutiérrez en 1963, editions DELOS AYMA.

 

 

I Bari (Les Tricheurs) : la traduction italienne par Franco Ingegnieri aux éditions Lerici (1959).

 

 

L’Air de Paris (version romancée)

par Jean Néry , del DUCA, 1954.

 

Haut de page

 

6 – Les scénarios publiés à l’étranger (non exhaustif).

 

Children of Paradise (les enfants du paradis)

Lorrimer Publishing, 1968.

La traduction anglaise du numéro de l’Avant-Scène Cinéma (n° 72-73, juillet-septembre 1967).

 

 

Le Jour Se Leve (scenario), Iran, 1995?

Le découpage technique du Jour se lève.

en iranien.

 

Haut de page

 

5 – Études thématiques sur les films de Marcel Carné

 

 

Le catalogue de l’exposition Les Enfants du paradis à la Cinémathèque Française

par Laurent Mannoni et Stéphanie Salmon, Ed. Xavier Barral, 2012

Le livre, édité à l’occasion de la première grande exposition consacrée aux Enfants du Paradis à la Cinémathèque française, s’attache à faire la part belle aux documents exceptionnels retrouvés à l’occasion. 

Affiches, dessins, photos de tournage, photographies en couleurs, matériels publicitaires, costumes, appareils, vues stéréoscopiques, objets, scénarios, correspondance, extraits de films, rushes, dessins et peintures d’Alexandre Trauner, le décorateur, gouache de Mayo, le créateur des costumes… ce sont plus de 300 documents riches et variés qui permettent une présentation émouvante et passionnante du film.

Les photos de tournage, notamment, révèlent la façon dont Marcel Carné et son équipe travaillaient dans les conditions parfois difficiles, la comparaison entre les projets de costumes de Mayo – gouaches très colorées – et les costumes eux-mêmes, est très éclairante. 

Emaillé de textes de spécialistes le livre dévoile les sources d’inspiration du film, raconte l’histoire de la production sous l’Occupation, revient sur les relations complexes entre Carné et Prévert, en proposant notamment une étude comparative entre le scénario de Prévert et les découpages techniques de Carné ; sans oublier les portraits des acteurs, techniciens, producteurs ; la musique ; et la promotion et l’exploitation du film qui a connu un succès international constant et est aujourd’hui classé par l’Unesco au patrimoine mondial.

Source : dossier de presse

 

 

Etude critique sur Les Enfants du paradis

par Geneviève Sellier, Nathan, 1992

L’auteur restitue le découpage du film séquence par séquence, propose une analyse du contexte historique dans lequel le film a été réalisé, une étude sur la structure narrative ainsi que sur la politique et l’esthétique de l’œuvre.

Les séquences 12 (rencontre entre Baptiste et Garance), la 15 (pantomime de Baptiste à l’intention de Garance), la 30 (entracte de la première d’Othello) sont disséquées. 

Un regard critique est proposé en fin d’ouvrage ainsi qu’une synthèse des réactions de la presse française à la sortie du film.

Source : © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, octobre 2012

 

L’édition 2012 chez Armand Collin.

 

 

Etude en allemand sur Les Enfants du paradis

par Manfred Schneider,  Fischer Taschenbuch, 1985.

Comprend les dialogues du film et une étude approfondie du film avec de nombreuses illustrations (dont certaines assez rares).

 

ben-mccann-lejourseleve

Etude en anglais très complète sur Le Jour se lève

par l’universitaire australien Ben McCann, I.B. Tauris, 2014

Lien + interview de Ben McCann.

 

Haut de page

 

Publier un commentaire

Votre email n'est jamais diffusé. Les champs obligatoires sont identifiés par *

*
*

*

This site is protected by WP-CopyRightPro